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Le député niçois Jérôme Rivière persiste

à mettre les pieds dans le plat.

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Débouté de sa plainte concernant l'investiture UMP qui, traditionnellement accordée à l'élu sortant, lui a été refusé, au profit du bras droit de Christian Estrosi, Éric Ciotti, il persiste dans son attitude de franc-tireur. Que faire lorsqu'on n'a plus la côte auprès des instances départementales dont les rennes sont tenues courtes par le président du Conseil général ? Rien ou pas grand chose, son combat était plutôt for l'honneur ce qui situe bien le personnage. Il lui reste plus qu'à partir tout seul en campagne pour les législatives s'il en la force, ou à chercher une autre investiture, chez Philippe de Villiers par exemple…

Ce que Jérôme Rivière ne dit pas, c'est le "deux poids - deux mesures" établi par l'UMP. Si à Nice, on s'est servi d'une consultation interne pour installé Éric Ciotti, lui donnant ainsi une légitimité, à Cannes, on s'est bien gardé de valider la consultation des militants de l'UMP locale. Elle plaçait pourtant en tête Henry Leroy, l'opposant du député-sortant, Bernard Brochand

Dans son blog, J. Rivière avoue, sa révolte était sans espoir, il était un David face à Goliath. Par ailleurs, il s'inscrit en faux contre la certitude que les jeux sont faits, que l'affrontement entre Sarkozy et Ségolène les conduira immanquablement à un face à face au deuxième tour. Il ne le dit pas, c'est nous qui le disons de nouveau. La droite est capable de perdre à continuer ce jeu là. Et la surprise pourrait tout simplement venir d'un second tour où on retrouverait Le Pen devant… le miroir de Ségolène…

Disant tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, Jérôme Rivière s'étonne de l'empressement de Nicolas à vouloir assouplir les conditions de visas pour les Algériens. Le futur candidat de l'UMP aux présidentielles croit-il ainsi s'accorder les faveurs d'un électorat de gauche ou du centre, sensible à ce type de décision ? Croit-il que les Français d'origine de l'Afrique du Nord lui accorderont ainsi leur préférence le moment venu ? Que le président Bouteflika lui sera un jour prochain reconnaissant de sa "libéralité" ?

La droite peut-elle gagner des voix en allant pécher sur sa gauche ou sur sa droite ? La réponse peut paraître pourtant d'une telle évidence !