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Petites pensées 1

pour aider à vivre

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1. la curiosité peut agir sur nous de la même façon que l'espoir ; en nous donnant de l'intérêt pour le monde, elle stimule nos facultés, nous porte à voir davantage et plus loin ; elle nous incite enfin, à nous poser des questions, ce qui est la meilleure façon de nous inciter à penser.

2. la volonté commence par un choix qui entraîne une détermination, puis une fixation vers un but. La volonté ne commence vraiment qu'au moment où, certain de vouloir, on se sent à même de persévérer.

3. avoir envie, ce n'est pas vouloir ; le désir incline à vouloir mais celui qui en reste au désir n'est qu'un velléitaire.

4. l'échec n'est pas toujours la conséquence de nos faiblesses, le succès n'est pas toujours le résultat de nos mérites.

5. c'est une diffuse mais profonde insatisfaction, c'est une inquiétude quasi permanente qui nous porte à rechercher les distraction ainsi qu'à consommer bien aude-delà de nos besoins. Qui nous fait recourir à l'alcool, au tabac, aux excitants et euphorisants, bref à tout ce qui semble devoir nous aider à combler notre vide ou à calmer nos angoisses. Un sentiment de bonheur et de sécurité, la paix du cœur, la tranquillité de l'esprit et de l'âme nous rendraient la plupart de ces choses superflues.

6. les frontières de l'amitié sont tissées le plus souvent par l'intérêt.

7. de la sensation à la pensée, en passant par l'impression, le sentiment, l'idée, la réflexion…les humains sont toujours dans un état d'agitation qui les distingue des autres animaux. Le chien, le chat, le mouton peuvent fort bien rester paisible longuement, sans autres problèmes que de satisfaire à leurs besoins naturels.

8. il est facile de se dire sincère et même de se croire tel. Mais la qualité de la plupart des sincérités ne satisfait pas un être vraiment sincère ; il s'aperçoit tôt ou tard qu'on lui a menti, qu'il s'est menti à lui-même.

9. la sincérité est un don, soutenu par une exigence. On ne peut appeler sincérité cette franchise passagère qui ne correspond qu'au superficiel.

10. l'effort est un plaisir pour celui qui en cultive le goût.

11. les plaisirs réclamés par le corps sont simples, c'est l'esprit qui nous perverti.

12. la sagesse c'est l'utilisation de l'intelligence en fonction du bonheur.

13. soyons assez objectif pour admettre que si d'autres nous déplaisent, nous pouvons déplaire à d'autres.

14. Qu'il soit possible à l'homme de désirer bien au delà de ce qu'il peut posséder, qu'il puisse convoiter des biens dont il ne saurait que faire, c'est ce qui fait apparaître un aspect de sa nature inquiète, portée par l'envie de tout, plus que vers l'amour de ce qu'il a.

15. si l'on songe aux poètes, comment ne pas être surpris qu'il en soit de si différent – par leur caractère et leur situation – que Ronsard, Racine, Hugo, Musset, Baudelaire, Rimbaud, Prévert, etc…? Cela ne signifie-t-il pas que l'époque et le rang, que les mœurs et les circonstances, que l'homme même, importent assez peu, par rapport à la poèsie ?Celle-ci apparaît alors comme un courant, comme un fluide universel qui affleure chez certains plus que chez d'autres et qui se manifeste en eux quels que soit leur situation et leur personnage.

16. les récompenses ne sont guère plus au niveau de notre mérite que les châtiments à celui de nos fautes.

17. l'impatience est aussi mauvaise conseillère que la colère. Elle est une cause de souffrance et nous porte à des gestes inconsidérés.

18. il semble bien que le goût de la violence soit en nous, à l'état latent. S'il ne se manifeste pas davantage, c'est souvent à cause de la peur du gendarme amis plus encore à cause de notre faiblesse, de notre lâcheté. Si nous étions braves et que l'impunité nous soit assurée, quels gestes ne commettrions-nous pas ?

19. c'est une grande force que de savoir attendre. Un homme d'action, pour être efficace, doit parfois cesser d'agir, car ce n'est pas en fonçant sans arrêt que l'on obtient les meilleurs résultats.

20. la réussite et le bonheur d'un homme ne tiennent pas tant à son intelligence non plus aux circonstance, qu'ils ne tiennent à son caractère ou plutôt à son tempérament.

21. les sentiments; la pensée, la valeur morale d'un être, comme de tout ce qui importe ici-bas, ne se mesure pas.

22. sachons gré aux mathématiques, aux sciences exactes de nous avoir donné autant de prise sur l'univers, tout en regrettant que les sciences morales soient demeurées si loin en arrière, alors qu'elles pouvaient nous valoir tant d'avancées dans le domaine du bonheur et de l'élévation. Que nous servent, en effet, tous les engins dont nous disposons et même tout le bien qui nous vient du progrès, si nous ne parvenons pas à vivre en paix avec notre cœur, si la plupart des humains ne sont guère plus avancés que nos ancêtres du point de vue du moral et du mental ?

23. quiconque dispose d'assez d'esprit pour comprendre et imaginer, pour former des idées, ne peut manquer de prendre conscience des limites de ses connaissances et de son intelligence. Ce qu'il conçoit et ce qu'il sait, n'est rien auprès de ce qu'il est. Il devine que le monde et l'univers sont pleins de mystères. En bref : la somme de nos connaissances pèse bien peu ; ce que nous savons et ce que nous comprenons est dérisoire par rapport à ce qui existe.

24. le romantisme consiste à prendre une position de rebelle, à ressentir vivement l'injustice, la sottise, la laideur…à connaître des sentiments de mépris, de révolte, d'amertume…Le romantisme est largement partagé. On le retrouvera le plus souvent chez les âmes insatisfaites, chez les idéalistes, chez tout ceux qui ressente davantage le mal que le bien.