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Un troisième casino à Cannes ?

messieurs, faites vos jeux !

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Catégorie Pays de Lérins

Le 10 juillet 2002, le Bulletin officiel des annonces des marchés publics publiait un nouvel appel d’offre relatif à la "délégation par exploitation" d’un troisième casino cannois.

Quels sont les endroits où l’installation de ce casino serait possible?

En premier lieu, au Noga Hilton. La SA Grand Casino de Cannes a déjà exploité, sans réel succès, un casino en sous-sol. Mais à qui appartient aujourd’hui cette société ? A la Financière Jean Rouch, au groupe Partouche qui déclarait être propriétaire du bail commercial ? Le groupe Gaon affirmait que ce bail avait été résilié en mai 1999 et que Jean Rouch n’était nullement autorisé à effectuer une telle transaction. Plus de bail, donc plus de fonds, mais des murs. La SA Noga Hôtel Cannes, propriétaire de l’ensemble pourrait, par l’intermédiaire de ses responsables Mss. Herzog et De Fouchet, proposer à des opérateurs extérieurs une location indexée sur le produit brut, ce qui serait une bonne affaire.

Deuxième solution, l’ancien Casino des Fleurs de la rue des Belges. On sait qu'Accor Casinos a signé un compromis pour son acquisition.

Troisième possibilité, l’Hôtel Savoy, récemment racheté par Partouche, les grandes salles du rez-de-chaussée pouvant accueillir sans trop de difficultés les joueurs.

Enfin, le Gray d’Albion où le Groupe Barrière avait imaginé le réaménagement du premier étage. Mais le joueur, paraît-il, n’aime pas descendre et déteste monter.

Quant au Port Canto, il pourrait faire office de joker, avec un hôtel de luxe de 150 chambres respectant l’environnement, un zeste de thalasso et une table gastronomique. Les places de parking ne manquent pas et le succès du Baoli démontre que le site n’a rien perdu de sa magie.

Barrière, Partouche et naturellement Accor ne peuvent être absents de cet appel d’offre… L’Européenne des casinos est devenue propriété de Partouche et Moliflor, déjà propriétaire de la Siesta, ne semble pas en mesure de contrer ces grosses pointures.

Puisque Barrière gère déjà le Casino Croisette, que Partouche devrait bientôt pouvoir exploiter le Palm Beach, la tentation pour la municipalité de choisir le groupe Accor ne serait pas dénué de bon sens, avec, dans la corbeille de la mariée, la faculté d'installer, non loin de la Croisette, une enseigne hôtelière haut de gamme.

La date limite de réception des candidatures étant fixée au 2 septembre prochain, le temps presse. D’ici là, des rebondissements sont encore possibles.