Villeneuve-Loubet. Le préfet tire un trait…

Le préfet des Alpes-Maritimes annonce des aménagements concernant le recul du trait de côte dans cette ville du littoral des Alpes-Maritimes, notamment pour permettre le maintien du parking des Maurettes. Par ailleurs, un comité départemental consacré à l’érosion du littoral sera installé en 2027.



Le recul du trait de côte est une réalité sur le littoral des Alpes-Maritimes. À Villeneuve-Loubet, la plage située entre Marina Baie des Anges et Antibes a reculé d'une quarantaine de mètres en trente ans, témoignant des évolutions qui affectent le littoral. Cette réalité impose à l'État et aux collectivités locales d'anticiper les risques et de préparer les adaptations nécessaires.

Pour autant, cette anticipation doit tenir compte des réalités territoriales. C'est dans cet esprit que le préfet des Alpes-Maritimes a décidé de revenir sur la mise en œuvre de l’arrêté relatif au recul du trait de côte à Villeneuve-Loubet, afin de privilégier une approche différenciée, proportionnée à l'exposition réelle des installations face aux assauts de la mer. Cette décision s'accompagne de dispositions concrètes pour les différents sites concernés.

Ainsi, le parking des Maurettes ne sera pas démoli compte tenu de l’intérêt général de cette infrastructure en lien avec la gare ferroviaire et la route départementale du bord de mer. Une autorisation d'occupation temporaire de dix ans sera accordée à la municipalité. Pendant cette période, les services de l'État accompagneront la commune dans la définition et la mise en œuvre des mesures de protection et de sécurisation nécessaires. Cette proposition a été présentée au Maire de Villeneuve-Loubet cette semaine.

De plus, les établissements touchés de manière marginale (Hôtel Villa Azur et restaurant La Cabanne) se verront proposer des autorisations d’occupation temporaire du domaine public maritime. Celles-ci leur permettront de poursuivre leur utilisation tout en disposant du temps nécessaire pour réaliser les études utiles et anticiper les aménagements qui pourraient devenir nécessaires. Ces établissements demeurent en effet particulièrement exposés aux évolutions du littoral dans les prochaines décennies.