Agriculture. L’Asie du Sud donne l’exemple...

©IFAD/Ruvin De Silva
« Le Sri Lanka s’est engagé à transformer son secteur agroalimentaire en passant d’un modèle principalement axé sur les produits agricoles bruts à un modèle créant davantage de valeur ajoutée, de meilleurs emplois et de nouvelles perspectives pour les populations rurales. Le Plan AgriConnect permettra aux agriculteurs d’accéder à des financements, aux technologies et aux marchés, tout en créant de meilleurs emplois, en attirant les investissements privés et en ouvrant les perspectives dans les zones rurales du Sri Lanka », a déclaré la Première ministre Harini Amarasuriya.
L’initiative permettra à 900 000 agriculteurs d’entrer plus facilement dans les chaînes de valeur agricoles d’ici 2030. L’agriculture et la transformation alimentaire représentent au moins 15% du PIB du Sri Lanka, 30% des exportations de biens et un emploi sur trois.
Premier pays d’Asie du Sud à rejoindre officiellement AgriConnect, le Sri Lanka favorisera les partenariats entre agriculteurs et entreprises agroalimentaires et fera progresser le financement agricole, l’agriculture numérique et les technologies agricoles, ainsi que les chaînes du froid, la connectivité, l’irrigation résiliente aux changements climatiques, les compétences et la recherche. L’initiative ciblera des chaînes de valeur ayant un fort potentiel en valeur ajoutée et pour l’exportation : noix de coco, cannelle, thé et pêche, ainsi que les secteurs laitier, avicole, aquacole et horticole. Elle favorisera également de nouvelles opportunités économiques dans les régions plus en difficulté, notamment dans les provinces du Nord et de l’Est.
AgriConnect renforcera également la coordination entre les pouvoirs publics, les partenaires de développement et le secteur privé afin de lever les obstacles réglementaires, de répondre aux contraintes de financement et de faire émerger des possibilités de développement à grande échelle. C’est une initiative du Groupe de la Banque mondiale visant à transformer l’agriculture pour 300 millions de petits producteurs et productrices agricoles d’ici 2030.