Les réserves biologiques, une nécessité pour la biodiversité…

Carte des réserves gérées par l'ONF.
En France, il existe deux catégories de réserves biologiques. Il s'agit pour la première, de maintenir ouvert des milieux d'intérêt, de lutter contres des espèces envahissantes ou de restaurer des zones humides. La réserve biologique intégrale vise elle, à laisser s’exprimer la dynamique naturelle et spontanée des habitats, dans un objectif de recherche scientifique et de conservation de la biodiversité (invertébrés et autres organismes saproxylique nécessitent par exemple une quantité importante de bois mort). Les opérations sylvicoles y sont interdites sauf cas particulier d'élimination d'essences exotiques invasives ou de sécurisation des voies de circulations.
Des centaines, sinon des milliers d’espèces animales et végétales sont concernées. Des plus ordinaires jusqu’aux plus rares… des hirondelles aux salamandres, des abeilles sauvages aux pipistrelles, des arbres centenaires aux zones humides… toutes menacés et à protéger.
C’est précisément l’objectif des Réserves de Biodiversité que l’association « Agir pour l’environnement » propose de créer. Avant tout espaces refuges pour cette biodiversité, celle qui nous entoure mais qui s’effondre aussi, à cause des pesticides, de la destruction des habitats naturels, des pollutions, du dérèglement climatique…
Les Réserves de Biodiversité sont protégées pendant 99 ans grâce à un dispositif innovant : les Obligations Réelles Environnementales qui sont un contrat notarié passé entre une association de protection de l’environnement et un propriétaire s’engageant à préserver la biodiversité sur son terrain. Ces engagements seront transmis à tous les futurs propriétaires pendant près d’un siècle : une garantie solide.
Depuis maintenant 3 ans, l’association s'est engagée avec enthousiasme dans la création de Réserves de Biodiversité. À ce jour, 73 Réserves ont été créées et l'association souhaite continuer sur cette belle lancée afin d’atteindre (au moins) la création de 100 espaces protégés et ce, jusqu'en 2126. Pour chaque Réserve de Biodiversité, elle prend en charge les frais de notaire, fait réaliser des diagnostics de biodiversité et suivre son devenir. La création de Réserves de Biodiversité est d’intérêt général. Par conséquent, les contributions ouvrent droit à une déduction fiscale égale à 66 % de la somme versée. Par exemple, en versant 50 euros, le don ne coûtera « que » 17 euros et permettra de sauvegarder environ 500 m² de nature pour un siècle. CQFD !

Forêt de Fontainebleau, photo Daniel Villafruel.