La place des animaux dans notre vie...

Les relations que nous entretenons avec les espèces animales sont parfois contrastées voire en totale opposition. Certains animaux sont protégés et chéris. Elles ont la chance d’être devenu nos animaux de compagnies et nous dépensons pour elles des sommes considérables. D’autres sont exploités et chassés. Parfois même, leur mort est donné en spectacle. Ce sont celles qui sont à notre menu… L’exposition interroge notre perception des animaux et soulève ainsi la question : vivons-nous avec les animaux... ou à leurs dépens ?


Animaux de compagnie ou animaux totems, objets d’amour ou de désintérêt, offrandes sacrifiées aux divinités ou nouveaux fétiches, les animaux habitent nos vies et occupent nos imaginaires. L’exposition explore les relations pratiques comme symboliques que nous entretenons avec les autres animaux à l’heure de la mondialisation : des rapports culturels à l’ambivalence de l’élevage, de la conservation de la faune sauvage aux préoccupations politiques envers les animaux. Plus de 330 objets ethnographiques et spécimens d’histoire naturelle en provenance des cinq continents dialoguent avec des œuvres d’art, pour tenter d’éclairer les paradoxes contemporains.

Le parcours scénographique se déploie autour d’un mobilier coloré qui laisse apparaître un matériau naturel évoquant la paille. Des dessins d’immenses chimères animales, habitées par des silhouettes humaines, mais aussi des biographies sonores d’animaux ou encore des récits de controverses historiques autour de la question animale invitent à varier les points de vue. En s’attardant sur les manières dont certaines espèces habitent le monde et en proposant des exemples de territoires intelligemment partagés, l’exposition dessine quelques perspectives de cohabitations avec les autres espèces animales.


Pour Hélène Lafont-Couturier DG du musée des Confluences : « Le rapport de l’humain au vivant est au cœur du propos du musée depuis son ouverture. Au sein du parcours permanent, la salle Espèces évoque d’ailleurs nos interactions avec le monde vivant. Les sociétés occidentales, ainsi que la recherche scientifique, ont évolué dans un laps de temps très court sur le rapport aux animaux. Il nous tenait à cœur de rendre compte de cette évolution, car le musée est aussi ancré dans son époque. »