Hyères. Pointe Estérel ouverte au public...

Située à l’entrée de la rade de Toulon, la pointe de l’Estérel occupe une position stratégique exceptionnelle. Elle permet tait de surveiller les approches maritimes et de défendre le littoral contre les menaces venues de la mer. Ce rôle militaire explique les nombreux aménagements réalisés sur le site au fil des siècles. Dès 1559, le développement de l’arsenal de Toulon entraîne la mise en place d’un réseau de fortifications le long des côtes varoises. A partir de cette date, la pointe Esterel, fera l’objet de multiples aménagements militaires jusqu’après guerre. En 2022, les Armées décidant que ce site n’a plus d’utilité pour la défense, le Ministère décide de l’affecter au Conservatoire du littoral pour le préserver de toute forme d’artificialisation.


Giens photo Marc Wabnitz


La pointe de l’Estérel est un site littoral remarquable, à la fois pour ses paysages, sa biodiversité et son patrimoine militaire. Longtemps fermé au public, il a néanmoins fait l’objet d’une fréquentation non maîtrisée, entraînant une dégradation progressive des milieux naturels. Le piétinement, la multiplication de sentiers informels et la fréquentation diffuse ont fragilisé des habitats déjà sensibles et mis en danger plusieurs espèces protégées (de flore notamment).


Dans le même temps, le site présente un fort potentiel d’accueil et de découverte, dans le prolongement du sentier du littoral, avec des points de vue remarquables et des vestiges historiques qui participent à son identité. Face à ce constat , le projet de requalification de cette pointe a visé à trouver un équilibre entre fréquentation du public et préservation du site. Il s’agit à la fois de restaurer les espaces dégradés, de protéger les milieux les plus sensibles et de mieux organiser la fréquentation, afin de permettre une découverte respectueuse et durable de cette partie du site classé de la Presqu’île de Giens.


Les travaux qui font donc l’objet de cette inauguration du 19 août ont visé à sécuriser l’accueil du public sans dénaturer ; favoriser la biodiversité et redonner toute sa place à la nature par des actions de dés-artificialisation ; limiter les dégradations ; offrir un nouveau point de vue paysager sur la Rade ; mieux guider les visiteurs ; informer pour mieux protéger avec une signalétique d’interprétation mise en œuvre sur le passé militaire du site et sur la biodiversité qu’il abrite.


Ces travaux ont été cofinancés par L’État pour les tous premiers travaux de sécurisation puis par la Région et le loto de la Biodiversité animé par l’Office français de la biodiversité et la Française des Jeux dans le cadre de l’appel à projet Mission nature.


Batterie de la pointe d'Escampobariou, photo Tony Garnier.