Brigitte Bardot Barbot. Passez par la case « enchères »…

Dès 1987, Brigitte Bardot faisait de ses souvenirs un moyen d’action en dispersant ses objets personnels au profit de la cause qu’elle défendait et de l’organisation qu’elle venait de créer¹, la Fondation Brigitte Bardot. La vente aux enchères organisée par la maison Millon, le 21 septembre 2026, dans laquelle seront proposés 285 lots issus de ses demeures à Saint-Tropez et à Paris, prolonge ce geste. Son produit bénéficiera à la Fondation Brigitte Bardot, ainsi qu’à son fils, Nicolas-Jacques Charrier.


- Edward Quinn, poster du film « Et Dieu créa la femme », estimation 100 / 200 € © Millon -



Elle fut considérée comme l’une des plus belles femmes du monde. Une icône adulée du cinéma. Une incarnation de la liberté dans une France corsetée. Une femme entière et sans concession, qui consacra la seconde moitié de sa vie à la protection animale. Le 28 décembre 2025, Brigitte Bardot s’en est allée, emportant avec elle une certaine idée de l’insouciance des années yé-yé, des fêtes de Saint-Tropez et du 9e art français. Mais derrière cette image incandescente, elle laisse avant tout un héritage vivant, fruit de son engagement et de sa détermination : la Fondation Brigitte Bardot.


De ses premiers pas de danseuse à la naissance de BB, de l’intimité de ses maisons à son engagement pour les animaux, vêtements, meubles et souvenirs présentés au sein de cette vente événement dévoilent une part inconnue de son monde : celui que le cinéma et la presse ont fixé dans la mémoire collective, mais aussi et surtout un territoire plus secret.


Un portrait dédicacé « en souvenir de sa première pose », son tutu noir, deux guitares, une Olivetti Lettera 22, deux flacons de L’Heure Bleue, quelques bijoux, un livre d’or, des pendulettes et des peluches : autant de témoins de ses différentes vies. Le récit conduit de Paris à Saint-Tropez, jusqu’à Bazoches-sur-Guyonne, lieu de vie devenu refuge pour les animaux.


À la fin des années 1950, BB n’était déjà plus seulement une vedette. Sa façon de marcher pieds nus, de danser, de s’habiller ou d’aimer était observée et imitée. Son image bouleversa les représentations de la féminité autant qu’elle inquiéta les gardiens de l’ordre moral. Cette existence publique eut cependant son envers : le désir de se soustraire aux regards et donner du sens à sa vie. « Je n'ai jamais fait semblant. Je ne regrette rien. J'ai été là. » Brigitte Bardot, entretien avec Henry-Jean Servat, 2009.



- La Madrague, Saint-Tropez © Millon / MADS Communication -



Vente aux enchères publique par la maison Millon, lundi 21 septembre, 11h

Exposition publique mardi 15 septembre, de 12 à 18h et du mercredi 16 au dimanche 20 septembre, de 11 à 18h

Conférence de presse mardi 14 septembre, 10h à l'Hôtel Drouot, Paris