Les excès de l’agrochimie
versus les promesses de la lutte biologique par conservation…

- coccinelle mangeant des pucerons, photo XIIIfromTokyo -
Depuis des décennies, l’agrochimie nous vend ses pesticides comme une recette miracle pour nourrir le monde, avec une conséquence directe : la destruction massive de tous les insectes pollinisateurs. Ces abeilles, syrphes et papillons sont pourtant indispensables à l’agriculture car ils contribuent à la pollinisation de 75% des espèces cultivées qui nous nourrissent. Il existe de nombreuses autres solutions pour protéger les cultures sans empoisonner les sols, les cours d’eau et toute la biodiversité. Mais ces alternatives sont passées sous silence parce qu’elles menacent les profits colossaux que l’industrie agrochimique tire de la vente de ces poisons.
Le modèle agricole dominant continue à enrichir les multinationales de l’agrochimie déjà démesurément puissantes et détruit le Vivant, réduisant le sol à un simple support et les insectes à un problème dont il faudrait se débarrasser. Ce système ne sait agir qu’à coups de massue : artificialiser les cultures et éliminer tout ce qui pourrait perturber la production. Il met l’agriculture sous perfusion permanente des engrais industriels et pousse à déverser des pesticides qui tuent bien au-delà des champs qui sont traités, menaçant le Vivant dans son ensemble et notre santé à tous.
Pour maintenir ce système et défendre leurs intérêts mortifères, les industriels sont prêts à tout : corrompre des scientifiques ; faire pression sur les décideurs politiques pour démanteler les réglementations qui encadrent les pesticides ; dépenser des sommes astronomiques pour distiller des messages paralysants dans le débat public ; accaparer les ressources publiques censées financer la recherche d’alternatives pour les réorienter vers leurs propres travaux sur des produits hi-tech présentés comme moins nocifs. Un système bien huilé qui empêche les alternatives aux pesticides d’être mieux étudiées, financées et reconnues…
Un grand programme de recherche sur l’agroécologie a été lancé par l’INRAE : DURABICs. Il va permettre de documenter les alternatives aux pesticides déjà utilisées par de nombreux agriculteurs et de créer un véritable réseau national de scientifiques, de techniciens et d’agriculteurs pour promouvoir les pratiques non chimiques les plus efficaces et les plus durables. Ce projet menace évidemment les intérêts d’industries multimilliardaires qui feront tout pour le faire échouer.
POLLINIS s’engage à défendre ce projet contre toute ingérence de l’agrochimie et à diffuser ses résultats en toute transparence auprès d’un maximum de citoyens et de décideurs politiques.

- jardin ouvrier...