Fast-fashion. La cours est pleine, n’en jeter plus…

Cette mode, on le sait maintenant, a un prix considérable pour l’environnement. Le gouvernement tente de remédier à cette gabegie en prenant certaines mesures. Ainsi, la loi visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie du textile a été publiée le 8 juillet 2026. Ce texte prévoit plusieurs dispositions afin de diminuer l’impact de la « fast-fashion » sur l’environnement. L’objectif est d’inciter les consommateurs à privilégier une consommation responsable. De plus, elle vise à responsabiliser les producteurs grâce à une disposition sur la régulation de la publicité.






La loi visant à réduire l'impact environnemental de l'industrie textile définit la notion de « mode ultra-express ». Il s'agit des pratiques industrielles et commerciales utilisées par les producteurs de textiles et les exploitants d'interface en ligne. Ces pratiques ont pour conséquence la diminution de la durée d'usage ou de la durée de vie des produits. Pour caractériser cette pratique, il faut identifier deux critères cumulatifs : la mise sur le marché d'un nombre élevé de références de produits neufs  et la faible incitation à la réparation des produits. Sont concernés par ces pratiques les produits textiles d'habillement ; les chaussures ; le linge de maison neuf destiné aux particuliers ; les produits textiles neufs pour la maison. Cette pratique ne concerne pas l'activité de vente de produits de seconde main.

À partir du 1er septembre 2026, il sera donc instauré une modulation des éco-contributions sur les produits de la mode ultra express. Il s'agit d'une contribution financière versée par les producteurs de produits soumis à la filière de responsabilité élargie du producteur à un éco-organisme. Le montant de cette éco-contribution sera modulé par catégorie de produits selon l'étendue de la gamme de produits ou la fréquence des offres et l'incitation à réparer les références concernées. 

La loi encadre aussi le bénéfice de la réduction d’impôt mécénat. Initialement, les entreprises qui faisaient don de leurs invendus à des associations bénéficiaient d’une réduction d’impôt. Cette disposition est désormais supprimée. La communication sera encadrée. À partir du 1er janvier 2027, il sera interdit de faire la publicité des produits de la mode ultra-express ou d’en faire la promotion directe ou indirecte. De plus, il sera interdit d’utiliser le terme « gratuit » dans une opération marketing. Les influenceurs ne pourront plus en faire la promotion, que ce soit à titre gratuit ou à titre onéreux. 

Les exploitants d'interfaces en ligne vendant ou livrant des produits de la « mode ultra-express » devront afficher sur leur site plusieurs messages visant à encourager la sobriété, le réemploi, la réparation, la réutilisation et le recyclage des produits ; informer sur l'incidence sociale du produit ; sensibiliser à son incidence sur l'environnement et sur la santé humaine ; informer sur l'incidence environnementale du service de livraison proposé.

De plus, ils devront afficher les lieux de fabrication des produits vendus en ligne. Ces informations devront être portées à la connaissance du consommateur de manière claire et lisible sur la plateforme numérique, en caractères d'une taille égale à celle de l'indication du prix et à proximité de celui-ci. CQFD !