Au Québec, les élus demandent à Dieu de les guider,
une démarche contestée par des esprits laïcs.
Longtemps les francophones catholiques étaient des hommes à tout faire, face à la communauté anglophone protestante. Plus nombreux, plus dynamiques, ces canadiens anglais ont dominé les provinces. Ils ont laissé une certaine liberté à leurs homologues francophones dans la mesure où ils les savaient tenus "en laisse" par un clergé radical et exigeant. Cela dura jusque dans les années 70, l'Exposition universelle de Montréal en 1967 ayant été le véritable déclencheur.
Une véritable révolution eut ensuite lieu. Les nouvelles générations se libérèrent du carcan de l'Eglise, les langues se délièrent. Ce fut un bouillonnement. Chanteurs, poètes, écrivains, y allèrent de bon cœur et revendiquèrent avec force leur langue, leur autonomie culturelle et politique.
Il fut un temps pas si lointain où la scolarisation était quasi exclusivement confiée à l'Eglise catholique. Seules les minorités anglophones et juives possédaient leurs écoles privées. Dans les unes comme dans les autres la pratique de la prière était une obligation. Si elle n'est plus d'actualité, apparemment, les assemblées communales l'ont conservée. Ils revendiquent à leur tour le droit de continuer à le faire. Dans l'esprit des élus la prière dite, est une prière qui s'adapte aussi bien aux musulmans qu'aux juifs : on demande à Dieu de nous éclairer ! affirment-ils.
Quant aux athées, aux agnostiques et aux laïcs, ils n'ont qu'à se faire une raison…