Québec. Jusqu’au bout du monde…

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Après s’être arrêtés à Percé en Gaspésie, et avoir explorés les alentours quelques jours, Anne-Marie et Claude se sont rendus... au bout monde. Chacun et chacune a le sien mais au Québec, le plus connu se trouve près de la ville de Gaspé, au sein du parc national Forillon. Ce dernier propose à ses visiteurs une expérience unique entre mer, falaises et forêt. Camping, randonnée, observation de la faune, sites patrimoniaux animés, ils ont l’embarras du choix.




Forillon constitue l’extrémité continentale nord-est des Appalaches. Sa rencontre avec le golfe du Saint-Laurent expose deux étapes importantes de la formation de l’ancienne chaîne de montagnes. Les frontières du parc s’étendent à plus de 150 mètres dans la mer. Cette zone protégée est représentative des écosystèmes du golfe du Saint-Laurent. Les immenses falaises de Forillon sont extrêmement importantes pour des dizaines de milliers d’oiseaux marins. Ceux-ci y viennent chaque année pour faire leur nid et élever leurs petits. C’est d’ailleurs ici que niche la plus importante colonie de mouettes tridactyles de l’est du Canada. Les autres espèces qui s’y retrouvent sont le petit pingouin, le guillemot marmette, le cormoran à aigrettes, le guillemot à miroir, le goéland marin et le goéland argenté.


Pour la petite histoire, et celle-là n’est pas glorieuse, le parc dont il est question ici a été créé en 1970. Pour ce faire, sachant que personne n’est autorisé à habiter à l’intérieur d’un parc national, les 225 familles qui vivaient ont dû tout laissé, ne touchant que de faibles indemnités. Ainsi, plus de 200 maisons, des écoles, des commerces et des églises ont été démolis ou brûlés…


S’étalant sur près de 245 km2, le parc national Forillon propose une foule de possibilités. Son histoire est aussi fascinante que sa faune et sa flore. On peut y observer le souffle des baleines (pas moins de six espèces le fréquentent), noter la présence des phoques gris ou l'empreinte d'un fossile. On peut emprunter le sentier Les Graves, monter voir les lacs ou marcher jusqu’aux crêtes des Appalaches. On peut tout aussi bien écouter des histoires de pêche au site patrimonial de Grande-Grave comme... plonger dans le monde marin.


Les amérindiens Mi’gmaq et leurs ancêtres ont été les premiers à fréquentent ce riche territoire de Forillon. À partir du 18e siècle, tout change avec l'arrivée d'ambitieux marchands de morue. C'est pour participer à cette lucrative activité que des familles anglo-normandes, irlandaises, écossaises, canadiennes-françaises et américaines, s'y établissent. Aujourd’hui, les visiteurs qui découvrent l’histoire de Forillon, revivent cette quête d’harmonie entre l’humain, la terre et la mer.


Village de Petite Vallée.

Coucher de lune au Parc.

Les falaises abruptes et le golfe du Saint-Laurent depuis le phare de Cap-Gaspé,

marquant symboliquement le « bout du monde » et la fin du sentier international des Appalaches.

Situé à 4 km de l'Anse-aux-Amérindiens, le phare de Cap-Gaspé est accessible à pied ou à vélo par le sentier Les Graves.

Camping du Parc national Forillon. A noter. L'entrée coûte 10,75 dollars par jour, le camping sans service 34 dollars.

Une façon de financer l’entretien du parc et de réguler le flot des touristes.