Changement climatique. Si rien ne change, on va cramer...

Marseille, samedi 26 septembre. Alors que l’été 2026 n’en finit pas et que les effets du dérèglement climatique, 2 000 personnes se sont réunies à l’appel de citoyens, d’associations, de collectifs et de syndicats. L’objectif était de signifier au gouvernement la nécessité d’actions fortes pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre et adapter nos villes, nos territoires, nos modes de vies au dérèglement climatique.
Le public a pu écouter les interventions de sinistrés, de scientifiques, de syndicats, de représentants d’associations engagées sur les questions de climat et de justice sociale, de paysans et de personnes qui ont souffert dans leurs logements. Un panel d’intervenants variés qui rappelle que tous les pans de notre société sont bouleversés par le changement climatique.
Ainsi, Laure racontait : « L’été était ma saison préférée. Maintenant c’est la saison de la mort. C’est 8 000 personnes qui sont mortes. Moi j’en connaissais une. Il s’appelait Denis, il avait 67 ans, il était Marseillais, c’était mon père. » Pendant ce temps Joel Guiot, chercheur au CNRS prédisait : « Ça va s’accentuer. On va avoir des épisodes méditerranéens et des inondations. L’été 2027 sera du même ordre. Il y aura de plus en plus de nuits tropicales. L’été 2026 sera un été moyen en 2050. La saison des feux pourrait durer jusqu’à 2 mois de plus . »
Pour symboliser les effets du réchauffement climatique, un chaudron dans lequel brûlaient des arbres, des hôpitaux, des écoles, des animaux a été mis en scène, avec, tout autour, des milliardaires irresponsables qui ajoutaient des braises. La manifestation a également été l’occasion de s’adresser directement au Président de la République en lui écrivant des lettres brûlées. Avant d’entamer la marche vers la Porte d’Aix, un « fitness fiscal » a été orchestré par des militants, afin de faire suer les milliardaires et faire ruisseler leurs richesses pour financer la transition.
Que va-t-il se passer après ? Les organisateurs ont demandé rendez-vous au préfet pour exiger un plan d’action concret sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, sur l’adaptation des lieux de vie et de travail ainsi que des moyens financiers pour une transition écologique juste. Pa ailleurs, un appel a été lancé pour rejoindre la lutte contre la destruction d’une zone Natura 2000 à Lambesc afin d’implantation de panneaux solaires.
Au niveau national, les 260 villes et villages qui ont manifesté en France vont se concerter pour discuter d’une nouvelle date de mobilisation et peser sur les élections présidentielles.

Var, photo (c) Alain Delmas.