Nice. Nouveau drame lié à la folie botox...

- Le Dr Braun de Vancouver, pratiquant des injections de Botox sur une cliente. Injections destinées à atténuer… temporairement les rides du lion, les rides du front, les pattes d'oie et les cordes platysmales du cou. En bloquant temporairement les impulsions nerveuses, les muscles responsables des rides se détendent, ce qui donne à la peau un aspect plus lisse.
Pour le président du Cercle des Bonnes Pratiques en Médecine Esthétique, le Dr Éric Essayagh, « il ne s'agit malheureusement plus d'un fait divers isolé mais du symptôme d'un phénomène qui prend de l'ampleur. » Il condamne ces pratiques frauduleuses qui n'ont rien à voir avec la médecine. « Une injection esthétique est un acte médical qui exige une formation, une parfaite connaissance de l'anatomie et la capacité de prendre en charge immédiatement une complication. Aujourd'hui, nous estimons que plus de 40 % des injections esthétiques sont réalisées en dehors du cadre médical, dans des appartements, des instituts ou des lieux qui échappent à tout contrôle.
Ce marché clandestin est devenu un véritable enjeu de santé publique. Les récentes avancées réglementaires constituent une première étape importante pour mieux encadrer l'exercice de la médecine esthétique, mais elles ne suffiront pas à elles seules à stopper les fake injectors. Pendant que le cadre légal se met progressivement en place, les réseaux clandestins continuent de recruter sur les réseaux sociaux et de mettre des patients en danger.
Après Villeurbanne, puis aujourd'hui Nice, il est indispensable d'accélérer la lutte contre ces pratiques illégales, de renforcer les contrôles, d'assécher les filières d'approvisionnement et de permettre aux patients d'identifier immédiatement les praticiens réellement qualifiés. Nous ne pouvons plus attendre qu'un nouveau drame survienne pour passer des textes à une protection effective des patients. »
On peut dans la foulée dénoncer cette mode devenue aujourd’hui mortifère et entretenue par le influenceuses. Les femmes (parfois très jeunes), dans leur soucis de répondre aux cannons de la beauté du jour, sont les premières victimes. Beaucoup de praticiens patentés en ont fait leur principale source de revenu au point de délaisser les patients atteints de pathologies courantes, au point qu’il est de plus en plus difficile de trouver un dermatologue...