Le prix du pétrole fait aussi des… heureux.

Ainsi, TotalEnergies annonce des profits outrageux sur les énergies fossiles alors que les catastrophes climatiques s'intensifient. Le 22 juillet dernier, des militants de « 350.org » ont organisé une action à La Défense, quartier d'affaires parisien où se trouve le siège de TotalEnergies, pour dénoncer la responsabilité des géants des énergies fossiles dans la crise climatique et exiger une taxation plus forte de leurs bénéfices.



- photo © Rémy El Sibaïe/350.org -


Cet été s'avère être l'un des plus violents jamais enregistrés. Des vagues de chaleur intenses tuent des milliers de personnes, des crues soudaines submergent des villes entières et des incendies ravagent des régions autrefois considérées comme épargnées. Autant de symptômes d'une crise climatique alimentée par la dépendance aux énergies fossiles.

Face à cette crise sans précédent, TotalEnergies a annoncé un nouveau trimestre de profits records. Ces profits ont été gonflés par l'instabilité qui alimente la hausse des prix du pétrole et du gaz, tandis que les citoyens ordinaires continuent d'en payer le prix fort : augmentation du coût des carburants, factures d'énergie exorbitantes et conséquences croissantes des catastrophes liées au changement climatique.

 « 350.org » appelle à la fin de l'impunité dont jouissent les grands pollueurs. Une opportunité se présente pour y parvenir : le cinquième cycle de négociations sur la Convention des Nations Unies pour la coopération fiscale internationale s'ouvre le lundi 3 août à New York. Ce forum véritablement multilatéral vise à conclure d'ici 2027 un traité mondial pour mettre fin à l'évasion et à l'opacité fiscales des entreprises et instaurer des règles fiscales plus justes. Les gouvernements pourraient s'en servir pour contraindre les grandes compagnies pétrolières et gazières à assumer leur responsabilité dans la crise climatique, finançant ainsi une protection durable des populations affectées.