Forêts incendiées. La faune paie un lourd tribut aussi...

- feux dans le Var (c) Alain Delmas -
Ces incendies constituent une catastrophe écologique majeure alors même que nous sommes au début de l’été. Des milliers d'animaux sauvages ont péri dans les flammes ou succombé à leurs blessures. Mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, insectes et autres espèces ont vu leurs habitats anéantis. Les survivants, souvent blessés, affaiblis, désorientés ou privés de nourriture et d'abris, tentent aujourd'hui de trouver refuge dans des milieux profondément dégradés.
Dans un tel contexte, autoriser la chasse reviendrait à infliger une épreuve supplémentaire à une faune déjà décimée. Les animaux rescapés doivent bénéficier d'une période de quiétude indispensable à leur survie et à la reconstitution progressive des populations.
Le Code de l'environnement rappelle que la préservation de la biodiversité et des équilibres biologiques constitue une responsabilité des pouvoirs publics. Après une catastrophe écologique d'une telle ampleur, il appartient à l'État d'agir avec cohérence en protégeant les espèces survivantes et en favorisant la restauration des écosystèmes détruits.
L'Association Stéphane Lamart demande à Monique Barbut, ministre de la Transition écologique :
- d'adresser une instruction aux préfets afin qu'aucune activité de chasse ne soit autorisée dans les forêts et espaces naturels sinistrés ;
- aux préfets de prendre sans délai les arrêtés nécessaires pour suspendre la chasse dans les zones concernées, aussi longtemps que la biodiversité n'aura pas retrouvé un équilibre suffisant ;
- que des programmes ambitieux de restauration écologique soient engagés afin d'accompagner la renaissance de ces milieux naturels.
L'association lance également un appel aux fédérations départementales et nationale des chasseurs. Si leurs représentants affirment être des gestionnaires et des amoureux de la nature, qu'ils mettent aujourd'hui cette conviction en pratique.
La biodiversité française traverse une crise sans précédent, aggravée par le changement climatique et la multiplication des incendies. Face à cette réalité, notre responsabilité collective est de protéger le vivant, pas d'accentuer les pertes. Après le feu, la nature a besoin de silence, de temps et de protection.

- feu, Théoule-sur-mer (c) PCA -