Nice. Agression à l’école Clément-Roassal…
la Justice prise en défaut.

Némésis, symbole de la juste colère et Thémis, symbole de l’impartialité de la Justice, Nicolai Abraham Abildgaard.
Mais si la Ville de Nice prend toutes les mesures relevant de ses compétences pour protéger les établissements scolaires, la gravité de cette affaire soulève également des questions majeures sur les responsabilités du Gouvernement et les défaillances de sa politique de sécurité et d’immigration. Ainsi, les révélations concernant le profil de la personne mise en cause sont particulièrement choquantes autant qu’alarmantes. Déjà condamnée à deux reprises, notamment pour des violences avec arme, cette femme avait fait l’objet d’un fichage S et d’un suivi pour radicalisation islamiste jusqu’en 2024. Elle était également visée par une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs confirmé que l’intéressée se trouvait en situation irrégulière sur le territoire français. On croit rêver à mesurer l’impuissance de notre administration à faire respecter les sentences judiciaires…
Le maire de Nice, Eric Ciotti a beau jeu de réclamer plus de sévérité : « Je demande que toutes les personnes de nationalité étrangère fichées pour radicalisation et présentant une menace pour notre sécurité fassent systématiquement l’objet d’une procédure d’expulsion, et que les obligations de quitter le territoire français soient réellement exécutées. »
Dans l’urgence, le maire annonce par ailleurs le déploiement, d’ici le 15 novembre, d’un nouveau dispositif d’alerte dans l’ensemble des écoles niçoises. Le système actuel, fonctionnant sur le réseau 2G voué à disparaître, sera remplacé par un bouton d’alerte accessible directement sur smartphone et utilisant le réseau 4G. Dans chaque établissement, trois personnes seront désormais équipées de ce dispositif, le directeur, le gardien et l’économe, afin de permettre un déclenchement plus rapide de l’alerte en cas de menace et de faciliter l’intervention des forces de sécurité.
Force est de constater que l’extrême droite surfent sur ce type de grave incident qui met en évidence le manque d’efficacité de nos lois et de leur application. Ils mettent l’accent sur cette évidence et sur l’échec patent de la politique de la France en matière de sécurité et d’immigration… et ce depuis plusieurs décennies ; la situation s’étant progressivement dégradée depuis 1962. Beaucoup d’électeurs risquent de ne retenir que cela lors des prochaines échéances, faisant l’impasse sur les prises de position concernant l’Europe, la Russie, l’Ukraine, l’écologie, l’énergie… d’une droite radicale prompte à dénoncer les failles du système.