Nice, côté jardin…

La Villa Masséna présente son exposition « Nice, ma ville, mes jardins », jusqu’au 28 février 2027. Elle retrace la relation singulière que la ville entretient avec son patrimoine végétal, depuis l'Antiquité jusqu'aux recherches botaniques contemporaines.


Promenade du Paillon, élément de la Trame verte, photo Alexandre Migl.

L’exposition met en lumière plusieurs sources et médias diversifiés :

  1. Œuvres d'art : peintures, dessins, aquarelles, affiches et photographies illustrant la représentation des jardins niçois à travers les siècles.
  2. Documents d'archives, plans paysagers, correspondances et photographies anciennes, dont des extraits du fonds Gilletta, l'un des plus importants corpus iconographiques de Nice et de sa région.
  3. Herbiers, monographies botaniques illustrées et parts de collections scientifiques témoignant de l'histoire de la botanique niçoise depuis le XVIIIe siècle.
  4. Focus sur les styles de jardins et leurs symboliques.
  5. Approches transversales : jardins publics et privés, jardins ouvriers et partagés, jardins liés à l'eau (sources, canaux, fontaines), patrimoine immatériel (pratiques horticoles, fêtes florales, toponymie végétale).

On y retrouve ainsi des illustrations et informations sur les jardins paysans en terrasses, jardins monastiques, grands parcs publics du XIXe siècle, somptueux jardins de villégiature de l'ère hivernante, Vallons Obscurs classés Natura 2000, collections scientifiques du Jardin Botanique et du Parc Phoenix…

Son rapport millénaire avec les espaces verts se transforme profondément au XIXe siècle, lorsque l'arrivée des hivernants européens métamorphose Nice en capitale de la villégiature et fait de la floriculture une industrie mondiale. A son apogée, la culture des fleurs couvrait jusqu'à mille hectares sur les collines de la ville, plaçant Nice au premier rang mondial. Puis, au XXe et au XXIe siècle, la ville réinvente ses espaces verts en grands parcs publics, en jardins partagés citoyens et en espaces naturels. La ville compte aujourd'hui 189 entités vertes distinctes, dont 106 arbres officiellement classés « remarquables » dans son Plan local d'urbanisme.

L’exposition révèle une ville que ses jardins ont construite autant que ses hommes et met en valeur la démarche de transition écologique de Nice à travers une lecture historique de ses fondements paysagers. Après « Nice, ma ville, mon quartier », « Nice, du rivage à la mer » et « Nice, son passé a de l'avenir », c'est aussi l’occasion de mettre à l’honneur la distinction « Jardin remarquable » obtenue par le jardin de la Villa Masséna en 2025. D’une superficie de 6 250 m2, le jardin a été dessiné en 1899 par le paysagiste Édouard André pour le prince Victor d'Essling, son intérêt historique, esthétique et botanique ainsi que la qualité exemplaire de son entretien ont ainsi été distingués par un jury de professionnels piloté par la Direction Régionale des Affaires Culturelles.


Le musée/Jardin de la Villa Masséna, photo Cayambe.