Lille. Le langage des fils… entrecroisés.

Catégorie Les Arts au soleil
À l'automne 2026, le Palais des Beaux-Arts donne carte blanche à Sheila Hicks, artiste américaine de renommée internationale qui vit et travaille à Paris depuis 1964. Connue pour son utilisation pionnière de la fibre textile qui défie toutes les catégories classiques, elle sera la première artiste femme à exposer dans le prestigieux atrium du musée et à présenter un parcours d’œuvres au cœur des collections. Cette exposition, d'une envergure sans précédent, marque une première pour cette artiste d'exception et s'inscrit dans le contexte de l'héritage culturel du Nord, une région riche en art et en histoire textile.



Fascinée par les cultures textiles ancestrales, en particulier par les techniques de tissage des civilisations précolombiennes, Sheila Hicks s'inspire de leurs formes, de leurs matériaux et de leur sensualité pour créer des œuvres qui échappent à toute catégorie classique. Se défiant des frontières entre les arts plastiques, l'artisanat et le design, l’artiste relie les traditions non occidentales aux formes archétypales de la modernité.

Réalisées à partir de fils de toutes les couleurs, les œuvres de Sheila Hicks jouent avec la forme et la matérialité de la fibre. Oscillant entre apesanteur et sensualité, elles brouillent les repères spatiaux et incarnent une valeur chère à l'artiste, qui revendique le mot « Liberté » comme deuxième prénom.

Conçue spécialement pour l’espace de l’atrium, une œuvre in situ dialogue avec les volumes, la lumière et l’architecture du Palais des Beaux-Arts, ainsi qu’avec l'histoire de Lille et du nord de la France. Ville commerçante depuis ses origines et manufacturière depuis le XVIe siècle, Lille se développe au XIXe siècle grâce aux industries textiles et mécaniques. Aujourd’hui encore, le textile occupe une place particulière dans cette région.

Sheila Hicks est née aux États-Unis à Hastings, Nebraska, en 1934. Diplômée de l’école d’art de Yale, où elle a étudié la peinture, la photographie et la sculpture, elle écrit un mémoire, sous la direction de George Kubler, sur le textile précolombien. Après avoir vécu au Guerrero au Mexique de 1960 à 1964, elle s'installe à Paris, où elle vit et travaille depuis. Son travail est aujourd'hui connu dans le monde entier.


« Le textile est un langage universel. Dans toutes les cultures du monde, le textile joue un rôle à la fois essentiel et crucial. Je crée des environnements, je confectionne des objets en fils, je construis des sculptures souples, des bas-reliefs, et je conçois et fabrique des objets fonctionnels à partir de fils. Je dis souvent ce que je ressens en les utilisant comme mon langage. » Sheila Hicks


Sheila Hicks © Cara McCarty, 2025 - ADAGP Paris 2026