Monaco. Les Mandalas de Caroline Bergonzi...

Pratiqués notamment dans le bouddhisme tibétain, les mandalas trouvent chez l’artiste monégasque Caroline Bergonzi une interprétation personnelle dans l’acier. Dans l’intimité et le merveilleux de l’acte créatif, elle imagine ses modèles directement sur la plaque. À main levée, elle les dessine à la craie puis les découpe au plasma dans un jaillissement d’étincelles. De la simplicité géométrique d’un carré de métal germent sous ses mains des formes organiques, dans un foisonnement d’angles et de courbes. Au fil de la découpe et du déploiement, des objets intemporels prennent vie. Dans une époque où les images défilent, ses mandalas offrent une présence tangible et stable, un point d’ancrage, des hublots semi-abstraits aux résonances oniriques où chacun peut projeter ses propres images mentales.
Pendant deux décennies à New York, Caroline Bergonzi a fait ses armes et développé une écriture artistique reconnaissable dans des domaines aussi variés que le portrait à l'huile, la peinture symbolique à l'acrylique ou le bronze à la cire perdue. C'est pourtant dans le métal que son approche est la plus percutante : elle s'exprime jusque dans ses installations monumentales, à Manhattan, dans le Connecticut ou encore au parc des Oliviers à Roquebrune-Cap-Martin.
Cette artiste pluridisciplinaire a récemment présenté au Conseil National, lors de la Journée,européenne du patrimoine, deux sculptures, dont l'ultime maquette de « Metamorphosis », son projet de phénix de 7 mètres d'envergure pour Manhattan. Trois de ses mandalas sont par ailleurs exposés en ce moment au musée d'art international MORA, au bord de l'Hudson.
Exposition du 26 au 31 octobre
Vernissage : mercredi 28 octobre, de 18 h à 20 h (ouvert au public)
de 13 h à 16 h du lundi au samedi, et sur RV
Comité National Monégasque de l'A.I.A.P. auprès de l'U.N.E.S.C.O. 10 quai Antoine 1er Monaco