La vie animale à deux vitesses...

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Cela étant dit, l’homme n’a-t-il pas une responsabilité, celle d’offrir à tous les animaux qui finissent dans leurs assiettes, sur leur corps ou à leur pieds, une existence acceptable en rapport aussi une éthique… humaniste ? L’élevage, le transport et la mise à mort des animaux posent toujours des problèmes si l’on veut bien prendre en compte le « bien-être animal ».
Dernière initiative malheureuse de certains de nos congénères, l’élevage intensif des pieuvres à grande échelle. Jusque-là bien que sur-pêchées en Méditerranée mais pas que, depuis la dernière guerre, elles vivaient une vie hasardeuse en toute liberté, en toute solitude aussi. Des scientifiques les avaient étudiées et découverts notamment qu’elles sont capables d’apprendre, de résoudre des problèmes, de manipuler des objets et d’explorer leur environnement avec une curiosité remarquable. Imaginons-les maintenant enfermées dans un bassin nu. Plus d’océan à explorer, plus d’abri où se cacher, plus de liberté. Seulement un espace restreint et d’autres pieuvres contraintes de vivre à ses côtés, alors que leur nature les pousse à s’isoler. Stress, agressivité, blessures, les conséquences seraient terribles.
Le point culminant de cette vie de tourments pourrait être atteint au moment de leur mise à mort. À ce jour, aucune méthode d’abattage limitant les souffrances n’est reconnue. CIWF a déjà documenté des pratiques provoquant des morts lentes et douloureuses chez des pieuvres capturées à l’état sauvage. Ce sont ces mêmes pratiques qui sont envisagées dans les projets d’élevage. Aucun animal ne devrait subir cela.
Les élevages de pieuvres se préparent mais ne sont pas encore implantés. Nous pouvons donc intervenir avant que cette industrie ne s’installe durablement et que des milliers d’animaux soient condamnés à une vie de captivité. Des associations de protection de l’environnement comme le CIWF œuvrent dans ce sens. Il faut les aider.