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Une piste intéressante pour la protection du littoral...

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Les chiffres ont consternants et inquiétants pour l'avenir. Le littoral métropolitain recule de 24 %, tandis que 26 % des surfaces situées à moins de 25 mètres des côtes sont urbanisées. Et cela concerne 85/100 des communes les plus touristiques de France… Même en Méditerranée, le problème se pose : recul de plusieurs plages de sable à Cannes, de galets à Nice et à Menton.



L'entreprise marseillaise, « Geocorail », conçoit et commercialise des solutions innovantes pour lutter contre l’érosion du littoral et protéger les ouvrages maritimes côtiers et les structures offshore. Ces solutions reposent sur un procédé électrochimique respectueux de l’environnement permettant de créer in situ une roche naturelle à partir des minéraux présents sur place. Ainsi on peut créer des ouvrages de défense longitudinaux ou transversaux pour lutter contre l'érosion.


Le Géocorail présente une résistance mécanique élevée et un aspect lui permettant de se fondre dans le paysage. Il offre également l’avantage de fixer une partie du carbone présent dans les océans. Le mécanisme de formation du procédés peut également être utilisé pour piéger certains polluants tels que les métaux lourds en milieu marin. L'entreprise poursuit le développement et l‘optimisation de son procédé pour ses applications directes et a comme objectif de s’associer aux acteurs majeurs de l’ingénierie maritime pour sa mise en œuvre en complément de technologies existantes. Comment ça marche ?


Aujourd'hui, la socièté annonce l’obtention d’une subvention de 192 000 € des Investissements d’Avenir qui vient en complément de l'aide accordée par l'ADEME pour sa plus récente application « Geocaport ». Il s’agit ici d’exploiter le principe de base du dispositif propriétaire Geocorail qui favorise l’agrégation des matériaux présents dans le milieu marin environnant par l’effet d’un courant électrique continu à basse tension pour piéger certains polluants.


Le projet met ce procédé au service du traitement et de la valorisation des sédiments de dragage et permet de tester une technique innovante de dépollution réalisée sur place dans un bassin portuaire par piégeage des éléments métalliques dissous et par agrégation de sédiments pollués. Des démonstrateurs, installés sur des sites portuaires identifiés en fonction de leurs besoins en dépollution de sédiments marins, permettront d’évaluer la faisabilité technique et économique de cette nouvelle application de cette nouvelle technologie.  

Bonne nouvelle pour l'environnement, non ?