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Mougins : aux Étoiles,

grandissent des Espoirs de la Gastronomie...

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Le concours des Jeunes espoirs a permis de mettre en avant de belles personnalités dont certaines ont déjà pris de la hauteur et confirmé les... espoirs entrevus. Pour beaucoup, lauréat où simple participant, cette participation a pu se révéler un tremplin...


- quelques uns des lauréats...

À commencer par Bertrand Noeureuil. Le dernier lauréat de 23 ans formé au Lycée hôtelier d’Occitanie à Toulouse a œuvré comme chef de partie au Meurice, prestigieuse adresse parisienne. Il travaille depuis peu au Cheval Blanc à Courchevel où il a rejoint la brigade de Yannick Alléno.

L’édition 2012 avait vu couronné Marc Lahoreau, alors premier chef de partie au Four Seasons Terre Blanche à Tourettes dans le Var. Nous l’avions suivi au Maroc où il avait participé au Festival de la Gastronomie de Casablanca. Sans doute s’y est-il fait remarquer puisque ce dernier vient de rejoindre Marrakech où il a déjà pris ses marques à l’Hôtel Royal Mansour.

Aussi rencontré à Casablanca, le vainqueur des Espoirs 2011, Francis Ogé. Après avoir étudié à Paris, il a su se faire apprécier par Bernard Vaussion, le chef cuisinier de l’Élysée et de son successeur, Guillaume Gomez. Preuve en est, il y est toujours.

En 2010, c’était Pascal Garrigues qui décrochait la timbale. À l’époque, second l’été de Jean-Claude Brugel au Monte Carlo Beach à Monaco et le reste du temps officiant sous la férule de Joël Garault à l’Hôtel Hermitage, c’est un habitué des concours prestigieux. Il a néanmoins choisi de retourner dans sa région d’origine l’Aquitaine, où il dirige « L’Essentiel - Wine & Food » sis à Mérignac, un lieu très convivial qui fait la part belle à d’autres formes de ... cultures.

Comment ne pas citer Stéphanie Le Quellec, finaliste remarquée du concours 2010, qui devait remporter « Top Chef 2011 ». Elle s’est faite depuis, une confortable place au soleil, en devenant Chef Exécutif du Prince de Galles, un Hôtel Luxury Collection, à Paris. Convaincue et convaincante !

Mémorable édition 2008 qui vit 100 chefs réunis dans le village escargot. Fanny Rey avait impressionné le jury, suffisamment pour qu’il la reconnaisse la meilleure du lot. Première femme à remporter le concours, elle avait déjà un parcours impressionnant : seconde de cuisine depuis 5 ans au restaurant L’Oustau de Baumanière** et Chef et responsable du développement du restaurant La Place, Maussane-les-Alpilles. Elle devait remporter le Top Chef en 2011 avant d’ouvrir avec son compagnon, un champion de France des desserts, sa propre adresse : L’Auberge de la Reine Jeanne à Saint-Remy de Provence qui obtient 2 toques Gault & Millau en 2014...

Eric Rabazzani, un rien marseillais, gagnant du concours en 2007, est désormais second de Denis Fétisson, au restaurant La Place de Mougins après un passage à La Chèvre d’Or, époque Philippe Labbé. Il avait... grillé la politesse à Nicolas Davouze (préparé par Gilles Goujon***, Auberge du Vieux Puits) qui devait se rattraper en décrochant le Prix Taittinger dans sa version 2009, puis le Bocuse d’Argent en 2012.

Retour vers le futur. Jérôme Badonnel fut le premier vainqueur en 2006. Chef du Relais & Château, Les Bas-Rupts à Gérardmer, il reçut en 2009 la Timbale des « Chefs en Or » pour la belle mise en valeur des produits du thème, bon équilibre, très bon assaisonnement, technicité et créativité », dixit Michel Roth.

Autre personnalité du monde de la gastronomie qu’il n’est pas possible de passer sous silence : Jean-Denis Rieubland. Simplement finaliste lors de la  première édition des Étoiles, cette bénéfique expérience l’avait confirmé dans ses intentions : être parmi les meilleurs. Il allait bientôt entrer dans le cercle des MOF, et obtenir deux étoiles Michelin en 2012 en prenant en main les destinés des restaurants du Negresco. Chapeau  l’artiste !