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Cap d’Ail, near Monaco...

Un restaurant branché dans le décor.

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Certes, l’emplacement était unique, au bout de la digue du Port de Cap d’Ail, à la frontière monégasque. Alors, Philippe Stark a donné libre cours à son imagination pour en faire un lieu de convivialité, de restauration et de fête. « A’TREGO » ou la métamorphose d’une petite cabane de pêcheur en un vaste établissement branché.

Certes, à voir le bâtiment de l’extérieur, on est surpris : globalement, un vaste hangar couleur blockhaus ! Il faut franchir le pas et là, ça vaut le déplacement ! La bâtisse, sur trois niveaux, propose des lieux totalement indépendants et complémentaires. Au rez-de-chaussée, le Lounge Bar, boîte de nuit qui ouvrira très prochainement ses portes, dégage une atmosphère festive et brillante, tout en gardant un côté cocooning.

Au premier étage, auquel on accède soit par le grand escalier, soit par l’ascenseur, se déploie une salle à manger totalement atypique : sol en acajou, lambris de bois gris, grandes tables d’hôtes dressées animées par le bar et la cuisine ouverte. Dans le prolongement, la terrasse de 200 m2, tel un majestueux paquebot, surplombe la mer. On a l’impression d’être au milieu de nulle part, de naviguer en ayant largué les amarres. Au second étage, la grande terrasse, traitée comme un pont de bateau émaillé d’îlots aux canapés moelleux, propose une carte snacking et tapas.

L’établissement s’est doté d’une directrice artistique, Rita Weltzer, véritable globe trotter qui a quitté sa Bretagne natale pour voir le monde et en appliquer toutes ses belles découvertes. Elle orchestre avec brio les soirées à thème d’A’Trego. Un enfant du pays est à la direction, Fabrice Reggiani, diplômé de l’Institut Paul Bocuse, et qui, après avoir travaillé auprès des plus grands (Ducasse, Robuchon…) s’investit à 200% dans son « nouveau bébé ».

Aux fourneaux, un jeune chef particulièrement doué, Patrice Lafon. Il a œuvré dans les grandes tables de la région (Majestic, Chèvre d’Or), avant de prendre les fourneaux de « La Vigne à Table », à la Maison des Vins des Côtes de Provence aux Arcs-sur-Argens. Depuis une dizaine d’années, il est méditerranéen, mais il mêle à sa cuisine inventive ses racines basques, pour de jolies découvertes : foie gras, toast aux figues et condiment de mangue en sorbet ; méli-mélo de fleurs et légumes aux saveurs de yuzu ; carpaccio de lotte farci d’un tartare de saumon, gaspacho de betterave et caviar d’huître comptent parmi les bonnes entrées. Risottos et pâtes sont également proposées (les Italiens sont nombreux). Parmi les poissons, il faut goûter les chipirons snackés sur une fine piperade basque (un délice) ou la carta fata de Saint Pierre, pommes boulangères au Combawa. Côte de bœuf, carré d’agneau, suprême de pintade font partie des propositions carnées. Les desserts, comme le Mac’éclair à la framboise, macaron et crémeux framboise ou la Mojito et son cigare after eight, espuma de menthe et granité au rhum blanc, sont aussi savoureux qu’inventifs, comme le reste de la carte. Entrées de 14 à 35 €, pâtes de 24 à 32 €, poissons de 26 à 39 €, viandes de 26 à 45 €, desserts de 12 à 14 € – Formules : Menu du jour, entrée-plat ou plat-dessert, ½ bouteille d’eau, un verre de vins et un café à 28 €, plats du jour : entrée à 14 €, plat à 20 € et dessert à 11 €.


- Patrice Laffon -