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Cannes : la Palme, un sujet en Or

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Pour Jean-Jacques Beltramo, la palme qui récompense le film choisi par le jury du Festival ne travaille que quelques jours par an, le reste du temps, elle se repose, rangée dans un tiroir... Il est vrai que lorsque la météo s’en mêle, mieux vaut qu’elle ne traine pas dehors. Les palmes de ces palmiers de la plage du Midi, le savent bien. Les pieds dans le sable, ils se voient déplumés les équinoxes venues...


Un lecteur canno-fréjucien y va de son fiel. Sa réaction nous semble partagée par d’autres cannois qui, durant ces quelques jours de folies, dégagent de la ville. Le Festival à la télévision, c’est comme le cinéma, souvent mieux que la réalité. Pour notre internaute : 

« Ce festival de Cannes est quand même incroyable lorsqu'on le regarde de l'extérieur. Des milliers de journalistes (4500 accréditations) qui y viennent pour parler d'un non événement repris dans le monde entier. On y interviewe des gens parfaitement inconnus qui nous parlent de films dont seulement un petit nombre sortira en salle. Des acteurs, des producteurs, des réalisateurs qui se congratulent et s’embrassent sur la bouche nous laissant croire qu’ils ne se détestent pas. Sur les Marches du Palais, le tapis rouge est foulé autant par des mannequins habillées par les plus grands couturiers et joailliers du monde, que par les comédiens, étoiles parfois filantes... qui galèrent plus souvent qu’à leur tour pour avoir un rôle ! Ce spectacle étonnant est une sorte de miroir aux alouettes où la planète Cinéma vient vendre ce qu’elle sait faire de mieux : du vent, des rêves, des illusions. Bien sûr, il y a aussi des pensées profondes, de l’émotion, du social, de belles envolées pétries de bons sentiments... Cela ne pèse pas lourd face au prix du billet de cinéma et des sommes colossales englouties pour nous faire pleurer, rire ou réfléchir. Michel Audiard ne s’amusait-il pas d’ailleurs à poser la question : pourquoi les producteurs ont des Cadillac ? Il y répondait par un pied de nez : c'est parce que dans le métro, il faut payer comptant !

On peut aussi s’étonner que cette industrie de richards soit autant... investie par des gens qui, à Hollywood ou à Paris, sont si à gauche toute. Mais la vie en société comme dans notre propre vie, n’est-elle pas pleine d’incohérence et de paradoxes ? »