Paris Côte d'Azur

Magazine d'informations et de commentaires

Pour son eau, Mandelieu choisit « Veolia », partenaire plutôt que simple délégataire...

Crédits:
textes par

Le conseil municipal de la capitale du Mimosa a ainsi renouvelé sa confiance à son opérateur et signé une convention pour une durée de 20 ans.

- Henry Leroy et Jean-Pierre Buchoud -

Le maire de Mandelieu La Napoule, Henry Leroy, n’a pas craint de mettre en concurrence la Lyonnaise des eaux, la Saur et Veolia dans le cadre du renouvellement de la délégation de service public ; apparemment, la mise en régie municipale n’était pas d’actualité. Sur la base d’un cahier des charges ambitieux et précis, il a ainsi poussé les candidats à faire leur meilleure offre et revoir leurs prix à la baisse. Après de longues négociations, c’est la compagnie Veolia qui devait l’emporter. Un engagement sur le long terme : vingt ans, la durée jugée nécessaire pour amortir les investissements. Elle est justifiée par les 4,4 millions € qui seront peu à peu injectés et qui serviront à entretenir et améliorer le réseau de distribution (propriété de la ville), à moderniser l’usine de production d’eau potable, à mettre en place le télé-relevé permettant de surveiller et de maitriser par Internet la consommation des abonnés, en les alertant par  exemple d’une surconsommation d’eau. À noter que, d’ici à 2013, une installation de décarbonatation, diminuera très sensiblement la teneur en calcaire de l’eau, la rendant moins agressive pour les appareils électroménagers et pour le consommateur.

Henry Leroy avait réuni en mairie ses chefs de service, plusieurs présidents de copropriétés et nombre de ses élus pour assister à la signature officielle de la convention liant la société délégataire de ce service public et la commune. L’occasion de faire l’historique de la démarche, de se féliciter des tarifs obtenus et de présenter le responsable régional de Veolia Eau, Jean-Pierre Buchoud. L’occasion aussi de positionner Mandelieu La Napoule comme la commune où l’eau est la moins chère du bassin cannois : 2,42 € le m3 (TTC, eau plus taxes d’assainissement, pour un abonnement de 120 m3 par an) contre 2,58 € précédemment soit une diminution de 6,3 %. Un tarif plus doux donc que celui de Cannes où la Lyonnaise, chargée de la DSP par le Sicasil, facture depuis le mois de juillet dernier, 2,94 € le m3, tandis que la régie municipale de Mouans-Sartoux en est elle à 3,82 €... à noter que le prix moyen en France est de 3,39 €.

La diminution assez générale du prix de l’eau peut étonner et laisser penser que les compagnies aient pratiqué jusque là des tarifs excessifs. Elle est en partie expliquée par les progrès technologiques qui permettent par exemple de détecter plus vite et plus sûrement les fuites d’eau sur le réseau grâce notamment à des capteurs acoustiques et des hydrophones. Sur Mandelieu, le système informatique MOSARE de Veolia Eau permettra de déterminer les travaux d’entretien et de renouvellement à mener et à les hiérarchiser.

Quid dans ce contexte de l’intercommunalité et du Scot ? C’est pour l’instant le flou complet comme le précisait Henry Leroy. Les limites géographiques et les domaines de compétences de cette nouvelle entité administrative imposée par l’État, ne font pas l’unanimité et provoqueront à coup sûr des retards à l’allumage... Ainsi, on ne sait pas si l’eau sera un des domaines de compétence de l’intercommunalité. Quoi qu’il en soit, les Conventions signées avec les villes du département ont la plupart été... opportunément renouvelées avant la décision préfectorale et devraient être honorées jusqu’à leur terme.

Pour Mandelieu La Napoule, cette Convention semble en tous les cas, être une bonne affaire et assure les habitants, aux dires du maire, « d’avoir l’eau la moins chère du bassin cannois tout en étant de meilleure qualité ».