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Eze : un troisième hôtel cinquétoilé...

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Comme le faisait remarquer le maire Stéphane Cherki, au septième ciel, c’est une situation plutôt exceptionnelle pour une commune d’à peine 3 000 habitants.

Il est vrai, que nous sommes ici sur la Côte d’Azur, que tout y est possible. La population augmente en été, doublant, triplant… des cars de touristes se succèdent déversant Français, Belges, Japonais et maintenant Chinois ; dans les parkings, c’est un florilège de plaques d’immatriculations qui fleurissent sur les calandres de voitures luxueuses. Quant aux résidents, leurs villas sont un signe infaillible qui trahit leur statut social. Et cette opulence, cette abondance se traduit aussi par une hôtellerie et une restauration propres à séduire une clientèle exigeante. Le charme du petit village, perché à 400 mètres d’altitude, presque à la verticale de la Méditerranée, est bien entendu un autre facteur essentiel pour cet engouement.

- terrasse ouest du Château Eza…

Dans cette logique, les trois établissements cinq étoiles situés sur la commune d’Eze sont l’illustration parfaite de la rencontre d’une demande et d’une offre. Château Eza est le petit dernier. Il y a tout juste un peu plus d’un mois, il a accroché une autre étoile à son enseigne. Étoile amplement méritée qui ne doit rien au hasard. Elle fut acquise grâce à cinq mois de chantier et deux millions € d’investissements qui ont permis au Château de prendre une autre dimension. De la décoration des chambres à la vaisselle, du restaurant panoramique au bar lounge, tout a changé… sauf le cadre. Le charme immuable des vieilles pierres, la vue plongeante sur la Grande bleue, via les terrasses étroites qui descendent jusqu’à elle, le ciel qu'on imagine toujours azur… tous ces bonheurs s’en trouvent même décuplés. Quant à la cuisine étoilée d’Axel Wagner, elle ne fait que confirmer tout le bien que les gastronomes avertis pensent de lui.

La visite des chambres et des onze suites confirme la volonté de son propriétaire actuel, Terry Giles, de se hisser sur les plus hautes marches. L’ancienne bibliothèque du Prince de Suède, propriétaire originel des lieux, abrite désormais une chambre d’exception avec sa grande porte en ogive, ses murs parés de boiseries, son parquet ancien, et une vue qui porte au-delà du Cap Ferrat ! Ce sont les salles de bain en marbres qui ont profité en premier lieu des transformations tandis que des équipements hi-tech permettent aux clients de rester dans leur siècle… Points forts, l’insonorisation, tout a été revu pour répondre à cette demande, portes, fenêtres, revêtements de sol, jusqu’aux tuyaux d’évacuation sanitaire pensés pour ménager la tranquillité de tous… ainsi que le chauffage par le sol qui assure une tiédeur uniforme et répond à un souci environnemental car ce système est en effet moins énergivore que les radiateurs utilisés précédemment . Une démarche volontariste que souligne le directeur du Château Eza, Robin Oodunt. Il détaille : « Cela s’inscrit dans un mouvement bien plus large de respect de l’environnement qui nous a conduit à privilégier les éclairages LED, à adopter la gamme bio de L’Occitane en Provence pour nos produits d’accueil ou encore à favoriser encore davantage les produits locaux issus de l’agriculture raisonnée pour notre cuisine. »

- lors de la présentation à la presse de la cinquième étoiles du Château Eza : le directeur Robin Oodunt, le maire d'Eze Stéphane Cherki, le chef Axel Wagner et le pâtissier…Marck Saint-Étienne

D’ailleurs, nul n’est besoin de dormir sur ce belvédère magique, éminemment romantique pour goûter la cuisine gastronomique, moderne et inventive d’Axel Wagner. Au déjeuner, il propose ainsi deux menus saveurs, à 45 et 55 €. On pourra y découvrir par exemple cette Tombée de blettes du pays niçois, foie gras grillé et pignons torréfiés, ou ces Queues de gambas étuvées aux agrumes, polenta mœlleuse aux feuilles de marjolaine avec pour clôturer un Choux craquant vanille, fruit rouge… Au dîner, le menu dégustation se décline à 110€ ou un choix à la carte au prix moyen de 100 € (hors boissons). Peut-être pour essayer en entrée une Barigoule de jeunes légumes au lard fermier cuit lentement ou bien le Filet de veau clouté de citron de Menton, concassé d’aubergines, jus tranché et quelques feuilles sauvages et pour dessert le « Lingot d’or » au chocolat Guayaquil, noisettes du Piémont… concocté par un pâtissier talentueux.

- les deux autres établissements ***** d’Eze : le Cap Estel, depuis le 26 juin 2009 et le Château de La Chèvre d’Or, depuis le 24 septembre 2010.