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Champagne : Les 35 ans de Nicolas Feuillatte.

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Lorsque notre cœur fait « boom ! »

Chaque année depuis 1999, le champagne « Nicolas Feuillatte » choisit celui qui représente pour lui l’artiste de l’année, celui dont l’œuvre enrichi l’imaginaire de la marque. Cette année est particulièrement significative puisqu’elle signe ses 35 ans d’existence. Pour cet anniversaire enchanté, Julien Taylor, photographe illusionniste, a suspendu le temps et l’espace.

  

Pour cette photographie grand format intitulé Boom, Julien Taylor a eu l’idée d’une fête d’anniversaire, vue d’en haut. L’artiste a d’abord mis en scène tous les éléments du décor, dans un appartement typiquement haussmannien. Il a photographié chaque détail de l’appartement à l’aplomb pour supprimer toute ligne de fuite. Julien Taylor s’amuse à mêler le vrai et le faux, le mobilier est réel, le gâteau est en carton, les personnages sont joués par des comédiens. La même jeune femme se glisse dans tous les rôles féminins, tandis que les invités masculins sont incarnés par des hommes différents. Le bouchon de champagne vient de sauter, et tous les regards convergent vers le centre du plafond, qui est aussi le point précis d’où le spectateur observe la scène. « Ce genre de mise en scène demande beaucoup de préparation et de minutie. Mais au moment de photographier, je laisse l’improvisation prendre le pas sur ce cadre. Cela crée des accidents et des singularités qui vont ouvrir de nouvelles pistes, et me permettre de créer une image qui me surprenne »confie Julien.

Julien Taylor, est au début un photographe de la nuit. Il photographie en rafale les noctambules, leurs attitudes, leurs visages. Très vite, il comprend que l’intérêt réside justement dans la multiplicité des clichés. Il a l’idée d’assembler, par le biais du photomontage, différents instants d’une même soirée pour créer des suites d’images déroulant le film d’une fête qui a réellement existé, mais qu’il se plaît à réinventer. Dans la photo de nuit, ce qui l’intéresse est le mouvement, le flou, le bougé, en un mot, l’étourdissement. Julien explique : « Il y a le moment où je prends une photo - ce fameux instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson -, et celui où je l’assemble sur l’ordinateur. Ce sont deux instants de révélation, qui procurent un double plaisir, comme dans l’analogique. »

En 2005, fort de ces expériences et de plus en plus sollicité, il se consacre pleinement à la photographie. Son travail prend dès lors un tour nouveau. Si le concept de « collage d’images » demeure le fondement de son travail artistique, le processus créatif va s’inverser. « J’ai voulu penser d’abord à la photographie que je voulais faire, et aller chercher ensuite les images qui me le permettraient. » C’est dans cette optique que s’inscriront ensuite ses travaux, et notamment l’œuvre très aboutie qu’il vient de réaliser pour Nicolas Feuillatte.