Paris Côte d'Azur

Magazine d'informations et de commentaires

Escapade dans le ciel de la Haute Provence...

Crédits:
textes par
images par

Quand on a la chance, comme cette année, de bénéficier d’un superbe été indien, il serait regrettable de ne pas profiter de ces dernières belles journées alors que les touristes sont partis et que la nature n’attend que la visite d’amateurs de saveurs provençales. Décision est prise : on va se rendre à Forcalquier pour un baptême de l’air en montgolfière, et profiter de l’occasion pour faire des haltes gourmandes, à l’aller comme au retour.

  • Le départ -

Nous avions parlé, en avril dernier, de l’ouverture d’une charmante « Bastide », à une enjambée du péage de Fréjus, sur le Domaine du Clos des Roses. C’est l’occasion d’aller tester le restaurant, dont on nous avait dit beaucoup de bien, et ce, à juste titre. Ce fut une jolie découverte culinaire, dans le cadre enchanteur de la grande terrasse donnant sur le vignoble (en hiver, la salle à manger et sa grande cheminée déploient un charme différent, plus cosy avec la grande cheminée). Le jeune chef, Sébastien Mortet, a déjà une belle expérience de la cuisine, pour avoir travaillé depuis bientôt 20 ans, dans différents établissements de France et d’Angleterre. Mais, sa cuisine est tellement personnelle et créative que c’est une belle surprise.

- Sébastien Mortet -

Une formule quotidienne, à l’ardoise, est proposée à 33 € (28 € en entrée-plat ou plat-dessert) avec, par exemple, un cœur de saumon fumé, pointes d’asperges verts et faisselle aux herbes folles, suivi d’un carré de porc « Corona Duroc » et sa purée de pommes de terre à la crème d’ail, pour terminer par des figues rôties déglacées au Porto. Dans la formule « Suggestions » à 48 € ( 38 € en plat-dessert), on a le choix entre deux entrées, dont des filets de rouget en tempura et couscous aux cinq épices, particulièrement subtil et léger, deux plats dont un sublime suprême de volaille farci, girolles et truffes accompagné d’une polenta à l’huile de truffes pour terminer avec un nem au chocolat, soupe « Cortès » et glace vanille. On en profite pour déguster (avec modération) les vins du Clos des Roses, que vous conseille, pour les accords avec les plats, l’excellent Maître d’hôtel, Armand Ferrero. Cette cuisine ensoleillée, parfaitement maîtrisée, où chaque plat développe une saveur de terroir, trouve son inspiration dans les produits du marché. En outre, le jeune chef bénéficie de son potager, agrémenté de fleurs comestibles et de fruits de saison.

- Le Restaurant – Domaine du Clos des Roses – 1609 Route de Malpasset - RD 37 – Lieu dit Sainte Brigitte – 83600 – Fréjus – Tel : 04 94 53 32 31 - Fermé dimanche soir (et lundi d’octobre à avril) – Fermeture annuelle du 23 décembre au 10 février -

  • Le voyage en montgolfière -

Nous arrivons vers 17 heures à Forcalquier. Direction l’Office de Tourisme, sur la place Bourguet où trône l’imposante cathédrale, pour avoir un peu de documentation sur Forclaquier. Hors saison, ce petit village est un vrai paradis, on se gare où l’on veut, sans parcmètres. Nous repérons l’hôtel conseillé, à 20 mètres de la place : le Grand Hôtel, car le lendemain, le départ pour la montgolfière a lieu à 7 h 15. On est donc sur place. Heureusement, d’ailleurs, car au Grand Hôtel (mal nommé), on ne vous facilite pas les choses. Pour le petit déjeuner ? Rien, c’est trop tôt ! Pour laisser les valises dans la chambre ? Non, elle doit être libérée avant 11 heures…

Quant à la chambre, sinistrose assurée. Par contre, le calme y est absolu et la propreté impeccable, la literie confortable et le prix imbattable (48 €). On part alors visiter la vieille ville pleine de charme, de placettes et maisons, dont certaines datant du XVIème siècle, toutes plus jolies les unes que les autres, la majorité très bien restaurées, et en plus, pas de véhicules. On comprend aisément que des gens fortunés et anti bling bling y vivent à l’année. La recherche de restaurant est assez décevante. Un seul a une très bonne réputation, le Neuf, fermé ce jour-là !

Entre pizzerias, crêperies ou orientaux, nous choisissons L’Aïgo Blanco, au cœur de la vieille ville, (5 Place Vieille Ville – Tel : 04 92 75 27 23) qui fonctionne comme une brasserie, avec cuisine de terroir provençale l’été et d’inspiration savoyarde l’hiver (on est quand même dans les Alpes, et si les étés sont torrides, les hivers sont rudes). Hors saison, nous avons apprécié le petit nombre de convives, la grande terrasse installée sur une placette, les plats copieux, avec, notamment, salade au chèvre chaud (Banon) à 9,80 €, à partager en deux et des pieds et paquets à 16,80 €.

Après une nuit un peu courte mais très réparatrice, une fois les bagages fermés et rangés dans la voiture, nous allons prendre le petit déjeuner au Café Bourguet, sur la place, où l’accueil est chaleureux à 6 heures 45, le pain tout frais, le beurre en motte pour 7 € à deux. Pas de regrets.

Selon les indications de France Montgolfières, nous avons pris la précaution de nous vêtir chaudement et de nous chausser confortablement car nous décollons d’un pré. L’équipe de quatre personnes nous y emmène en compagnie de la montgolfière dégonflée. Il faut alors collaborer au dépliement de la voile et attendre que le ballon soit gonflé. Au bout d’une bonne demi-heure, après avoir aidé aussi pour le redressement de la nacelle, les dix ou douze personnes maximum s’y installent, deux ou quatre par compartiment, le milieu étant le centre névralgique où se trouve le pilote. On s’élève tout doucement, sans l’ombre d’une secousse grâce à la maîtrise du pilote anglais Max Duncomb, et naviguons une dizaine de minutes à très basse altitude, pour acclimater les passagers. Puis nous nous envolons aux premiers rayons du soleil, dans un ciel limpide où, excepter le bruit du brûleur qui sert à propulser l’air chaud dans le ballon, on a l’impression de planer.

- Forcalquier -

On survole Forcalquier, Mane, une partie de la Vallée de la Durance, à une vitesse de 16 km/heure : c’est un émerveillement ! Nous descendons jusqu’à la cime des arbres ou montons jusqu’à 2 500 mètres d’altitude, pour atterrir une heure plus tard, tout en douceur, dans un autre champ où nous attendent les équipes. À l’atterrissage, tout le monde s’y met pour replier la voile, tout le monde sauf un qui installe, sous les arbres, le traditionnel Toast des Aérostiers. Jus de fruits, café, thé, champagne et viennoiseries sont témoins des impressions des « baptisés », qui reçoivent tous un certificat de vol. On nous ramène alors sur la place de Bourguet, tous enchantés et prêts à recommencer à la première occasion. Il faut dire qu’on a le choix, France Montgolfière ayant des bases en Val de Loire, Ile-de-France, Provence, Bourgogne, Auvergne, Périgord et Champagne, l’aventure sera chaque fois différente.

- à partir de 185 € par personne en semaine et de nombreuses formules comprenant l’hébergement. De mi-mars à mi-novembre en Provence. France Montgolfières – 24 rue Nationale – 41400 – Montrichard – Tel 02 54 32 20 48 -

(la suite : deuxième partie…) -