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Côte d'Azur : le volcan islandais ajoute la crise à la crise.

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Une fréquentation touristique en baise que vient accentuer l’éruption du « Eyjafjöll ».

Les chiffres sont là et ne sont guère rassurants. Collectés par les organismes institutionnels comme le CRT Riviera Côte d’Azur, ils confirment la tendance. En 2009, le total des séjours de touristes, de loisirs et d'affaires, sur la Côte d'Azur, a dépassé les 2,3 millions, soit une baisse de 300 000 visiteurs par rapport à l’année précédente.

Cela étant, la part de la clientèle qui utilise l'avion pour se rendre sur la Côte d'Azur est restée stable. Elle dépassait les 20% au début de la décennie 1990, pour chuter à seulement 16% en 1996, avant de connaitre une ascension régulière, liée à l'apparition puis au renforcement de l'offre des compagnies à bas coûts. C'est la clientèle étrangère qui s'est résolument tournée vers le mode aérien : de 20% le taux des visiteurs étrangers utilisant l'avion a grimpé régulièrement, jusqu'à près de 40% en 2008.

Quant aux Français, s'ils utilisent le plus souvent leur véhicule pour venir sur la Côte d'Azur, on notera que depuis 2006 leurs séjours effectués par avion a augmenté, après avoir fortement chuté entre 2000 et 2005. Cette tendance s'est même poursuivie en 2009, avec un taux qui dépasse de nouveau les 15%. Toutefois, cette dynamique semble fragile, les séjours français par avion accusant un nouveau recul sur le début de l'année 2010.


- des dessins qui avaient disparus de notre ciel…

L’actualité est venue ajouter son grain de sel. Il faudrait plutôt dire un véritable nuage de cendres qui est venu perturbé avions et passagers aériens. L’Aéroport Nice Côte d'Azur est le deuxième aéroport de France avec près de 10 millions de passagers en 2009 et plus de 100 destinations proposées. Il a fait lui aussi ses comptes (provisoires) qu’il nous livre ici :

Pour la période du 15 avril au 21, c’est un total de 1 302 vols annulés, soit 60% du trafic. En termes de passagers et de fret perdus, l’estimation se situe autour de 140 000 passagers et 200 tonnes de marchandises non acheminées. En termes financiers, il s’agirait d’environ 2 millions € HT de chiffre d’affaires en moins.

Hervé de Place, Président du Directoire d’Aéroports de la Côte d’Azur, précise : « En ce début d’année où nous commencions à enregistrer une certaine reprise dans le transport aérien, je ne peux que déplorer ce nouvel épisode qui touche tous les acteurs de ce secteur. Même si Aéroports de la Côte d’Azur a été moins impacté que ses voisins du nord de l’Europe, les conséquences financières sont importantes.»

Après la pluie de…cendres, viendront les beaux jours !