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Au Musée International du Parfum, le Japon rend Grasse…

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Sur la « voie de l’encens ».

"Au Japon, on n'étudie pas un art pour l'amour de l'Art,
mais pour les clartés spirituelles qu'il dispense.
Si l'Art s'arrête à la forme extérieure,
s'il ne conduit pas aux profondeurs essentielles,
autrement dit s'il ne devient pas une forme de spiritualité,
le japonais ne l'estime pas digne d'être étudié."
D.T Suzuki

Ainsi au pays du soleil levant, tout peut être pratiqué comme un art. L’écriture est un exemple bien connu. Ce n’est pas là-bas seulement un ensemble de pleins et des déliés, c’est de la… calligraphie ! De la même façon, respirer, sentir, c’est aussi tout un art, surtout lorsqu’il s’agit d’identifier des mélanges de bois aromatiques et à les associer à des symboles.

Le kô dô, ou « voie de l’encens », est apparu au Japon au VIème siècle, avec l’introduction de ces bois en provenance d’Inde et l’arrivée du bouddhisme, il a connu son apogée à l’époque Edo (1600-1868). Les bois rares du kô dô étaient, et sont encore, transmis de génération en génération comme une part de l’héritage familial. Dans le kumikô (fragrances combinées), on brûle des essences en prenant plaisir aux rythmes et aux harmonies.

Souhitsu Issiken Hachya (21ème de la lignée Hachyia depuis le XVème siècle), est le maître de cérémonie qui viendra au Musée International du Parfum. Il enseigne dans l’une des deux écoles japonaises les plus réputées en la matière, le Shino Incense School qui attache une importance particulière aux règles de bienséance. La cérémonie se déroule en respectant toutes les règles de politesse et le bon usage veut que les participants ne portent rien sur eux susceptible d’exhaler une odeur.

  • Plusieurs séances d’initiation auront lieu le dimanche 7 mars et lundi 8. Certaines d’entre elles seront destinées au grand public, d’autres aux scolaires. Réservations obligatoires, renseignements au 04.97.05.58.12.