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Paris: un hôtel aux portes du Paradis…

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en attendant, l’hôtel Seven porte chance.

Quand les fantasmes deviennent une réalité, du moins ceux de leurs concepteur s et de leurs ordonnateurs. Philippe Vaurs avait déjà démontré avec le Five Hotel et la suite One By The Five, qu’il pouvait faire preuve d’une imagination hors du commun et repousser les limites du rêve… éveillé. Avec cette réalisation, il faut cette fois se pincer très fort pour ne pas simplement se croire dans un film d’anticipation en relief.

À Cannes, à trois enjambées de La Croisette, le 3,14 avait fait très fort sur le concept d’un étage par continent, chacune des 94 chambres décorées de façon originale par Karine Ellena-Partouche et sa sœur Alexandra. Ici, il s’agit de chambres et de suites où se marrient l’extravagance, le luxe et la sensualité, le confort douillet et un extraordinaire ultra modernisme.

- en… Lévitation - photo Serge Ramelli -

Premier ciel… Deuxième ciel… On comprend bien en montant dans les étages que nous ne sommes pas dans un hôtel comme les autres. Le Seven excelle à brouiller les repères et à déboutonner les habitudes. Ce soir, on dort… en apesanteur ! Vingt huit chambres Lévitation : le lit flotte en suspension au beau milieu de la chambre et nous voilà partis pour rêver au-dessus des nuages. Et si nous étions en train de dormir à la belle étoile ? On crée soi-même sa scénographie en actionnant les interrupteurs. La lumière vient du sol, des côtés, l’effet est saisissant. On n’est déjà plus tout à fait dans une chambre d’hôtel. Même le mobilier translucide semble flotter dans l’air. Dans certaines chambres, la baignoire, elle aussi, est en lévitation. Pour pousser le rêve un peu plus loin encore, la télé à écran plat est équipée de 4 canaux olfactifs : des images de champs de fleurs défilent et voilà que le vent télégraphie une belle odeur de rose ou de tulipes. Quelques belles vues du Sahara sur l’écran… Une chaude odeur de sable envahit l’espace.

Les sept suites rivalisent, elles, de trouvailles géniales et inattendues.

Vincent Bastie est le concepteur de la suite 007, décor inspiré des années 60 et surtout la cabine de douche-hammam futuriste signée Pininfarina avec son siège tellement spectaculaire, et cette télécommande qui permet de visionner sur écran géant les 22 films de la saga. Pour la suite Sublime, Vincent Bastie, a joué la carte de la sensualité a féminin. Elle parle d’amour et se veut un havre de paix dédié au romantisme.

- en voyage avec… James Bond - photo Serge Ramelli -

Virginie Cauet s’est chargée d’inventer la suite Lovez-vous ! Une grotte à la fois un nid douillet et un retour aux sources. Il y a de la pierre d’albâtre aux murs, de l’eau qui ruisselle sur les murs de la salle de bain, une cheminée au bioéthanol, un sol granuleux composé de silices de quartz, de la peau de mouton en guise de tapis réconfortant et de la peau de vache recouvrant la baignoire et la tête de lit…

Créatrice délurée, architecte d’intérieur décalée, Sylvia Corrette, a habillé la suite Marie-Antoinette et raconté l’aventure entre la reine et le comte Axel de Fersen dans un décor théâtral qui pourrait être celui du Petit Trianon. On tire les rideaux autour du lit-alcôve et le décor change à volonté : des chaises Marie-Antoinette surgissent de nulle part. Il y a ce lit… majestueux, qui trône au beau milieu de la chambre d’amour. Autre décor, la suite Diamant noir donne le ton. Qui dit diamant dit facettes et aspérités… Sylvia Corrette en a mis partout : de la vasque à la baignoire incrustée de cristaux Strass by Swarovski, de la vitre de la douche taillée comme un diamant au canapé. Et pour montrer que le noir n’est pas que sombre, la décoratrice a utilisé toutes ses nuances en jouant des textures et de la brillance des matériaux : verre, velours, carrelage incrusté de paillettes, plexiglas…

Le designer Paul-Bertrand Mathieu, s’en est allé visité Alice au Pays des Merveilles faire le plein d’idées et peupler la suite éponyme de références revisitées. Le monde d’Alice se met en mouvement à 360° : les plafonds et les murs s’animent, des sculptures en chiffon signées Anne-Valérie Dupond rappellent le bestiaire étrange du conte, tout comme le grand lapin dessiné sur la moquette. Pour la suite ON/OFF, PBM est parti d’une envie de créer une illusion moderne où tout bouge, tout change d’un simple claquement de doigt. Recto : un décor d’une élégante sobriété, des livres, un bureau… Verso : un univers fantastique, une forêt imaginaire, des objets de curiosité. En appuyant sur l’interrupteur, le verre sur les murs devient opaque ou transparent, il cache ou laisse apparaître un second décor…

Non content de meubler de ses extravagances deux suites, Paul-Bertrand Mathieu, s’est attaqué à la décoration du lobby. Dans le hall, une nuée de boules de verre suspendues donne l’illusion d’un plafond en lévitation. Un écran 3D souffle des bulles de savon qui viennent éclater jusque devant les yeux. Derrière le bar, une belle Galerie des glaces joue des apparitions disparitions d’objets. On aperçoit la silhouette d’une bouteille, d’un livre… Dans la zone petit déjeuner, l’air souffle un voilage au fond de la salle et fait onduler une image projetée de papillon. Le soir, lumière douce et chaude, le lieu se change en cave à vin où les bouteilles apparaissent aux murs comme des bijoux précieux. Un joli fumet de Gewürztraminer flotte dans l’air grâce au procédé de mise en scène olfactive Scentys.

Tout n’est pas dit, reste le charme qu’il ne faut pas gâcher de la découverte…

  • HOTEL SEVEN - 20 rue Berthollet, 75005 Paris - tel : 01 43 31 47 52 - 28 chambres à partir de 247 € - 7 suites à partir de 687 € -