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Le Festival de Danse de Cannes : « flashdance » sur Frédéric Flamand,

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nommé pour deux ans Directeur Artistique...

Né à Bruxelles en 1946, Frédéric Flamand, prône le décloisonnement des techniques et instaure un dialogue entre danse classique et contemporaine. Il travaille aussi sur les rapports entre danse et architecture et collabore avec des architectes comme Jean Nouvel, Zaha Hadid et Thom Mayne. L’optique pluridisciplinaire de son travail l’a conduit à la tête du 1er Festival International de danse contemporaine de La Biennale de Venise en 2003.

Pendant près de 15 ans il dirigea le Centre Chorégraphique de la Communauté française de Belgique et y organisa ses quatre Biennales Internationales de la danse. Entre 2005 à 2009, il alla porter la bonne parole à travers l’Europe avec William Forsythe, Angelin Preljocaj & Wayne McGregor en proposant une formation pluridisciplinaire pour les jeunes danseurs. Depuis décembre 2004, il s'occupe du Ballet National Marseille.

En choisissant pour deux ans Frédéric Flamand comme directeur artistique du Festival de Danse de Cannes, les responsables de la Culture de la ville des Festivals, ont la qualité et la sécurité. Il est vrai que cette manifestation a pris de l’ampleur grâce à une programmation de grande éclectique, composée de créations mondiales récentes, de rencontres et colloques qui reflètent les grands mouvements chorégraphiques actuels. Il n'est pas question en effet de décevoir un public d'esthètes…

Les deux biennales internationales, celle de 2011 aura lieu du 22 au 27 novembre et celle de 2013, seront donc confiées à ce pédagogue, chorégraphe accompli. Il a dévoilé ces jours-ci son projet qui part d’une réflexion du philosophe allemand Peter Sloterdijk pour qui l’homme vit un nouvel horizon mythologique, « la somme de toutes les informations et de toutes les histoires véhiculées dans nos médias produit un effet mythologique… ».

Pour Frédéric Flamand, cette thématique aura l’avantage « d’obliger à réfléchir à ce qui est spécifiquement humain, à la danse en tant que réappropriation du corps, à ce qui nous différenciera toujours des machines et des images, à ce que peuvent être les définitions d’un nouvel humanisme au moment où les repères identitaires changent en même temps que l’organisation de l’espace ». La programmation du Festival de Danse de Cannes pourrait ainsi aborder les rapports qu’entretient le corps du danseur avec l’image, les techniques et les nouveaux médias, tant sur le plan historique que dans leurs développements futurs.