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Antibes Juan-les-Pins : le Grand Prix littéraire à Michel Del Castillo

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pour l’ensemble de son œuvre.

Michel Del Castillo rejoint la liste déjà longue des récipiendaires qui ont été distingués par le Grand Prix littéraire d'Antibes. De grands noms, à commencer par celui de Laurence Durell, qui en 1989, fut le premier à être ainsi récompensé, avant des pointures comme Jacques Lacarriére, Jacqueline De Romilly, Jean Raspail, Jean d’Ormesson, et autre Michel Déon… Le jury, présidé par Didier Van Cauweleart, eut la tâche de choisir un auteur qui s’inspire un peu, beaucoup, passionnément de l’ambiance méditerranéenne mais aussi comporter une résonance avec l'œuvre de Jacques Audiberti…

C’est le député-maire, Jean Leonetti, qui lui remit son prix à la Médiathèque d’Antibes. Plus tard, les membres du jury et la presse reçurent Michel Del Castillo dans le cadre enchanteur de la Villa Eilenroc au Cap d’Antibes.

- Didier Cauweleart et Michel Del Castillo -

Profondément meurtri dans son enfance, trahi par ses deux parents, son œuvre - une quarantaine d’ouvrages - souvent inspirée par son douloureux vécu, est profonde et d’une rare intensité. Elle débouche sur une révolte intellectuelle face au fascisme, à tous les extrémismes et à l'intolérance. Elle est aussi pleine d’espérance.

L'Espagne est toujours présente dans les écrits de l'écrivain. De son premier livre en 1957, Xavier, à son dernier, Mamita, raconte l’histoire d'un pianiste virtuose, qui s’installe sur le tard aux États-Unis pour préparer ce qui sera sans doute un de ses ultimes enregistrements. Sa personnalité et son talent subjuguent un jeune ingénieur du son, Tim. Cette relation venant à un âge avancé et après tant d’épreuves dans la vie de l’artiste, ne peut pas vraiment dire son nom…

Sans oublier l'ouvrage qu’il publie en 2008, Le Temps de Franco, un récit biographique inattendu et, l'auteur l'avoue, largement incompris. Il y dépeint le dictateur comme un homme physiquement courageux, un militaire « chimiquement pur », en aucun cas un fasciste, mais un conservateur autoritaire, assez banal, lui accordant au passage le décollage économique de l’Espagne. Qu’en retiendra l’histoire ?