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Société : une centaine de jeunes varois venus fêter la fin du Ramadan à Nice

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sèment la panique dans un TER.

C’était un dimanche qui aurait pu être comme les autres si ce n’était, qu’en raison de la Journée du Patrimoine, les billets de train ne coûtaient que 5 €. Mais la centaine de jeunes gens qui avaient embarqué à Draguignan dans le TER allant à Nice, n’avaient sans doute pas prévu de visiter les Musées. Au lendemain de la fin du Ramadan, ils étaient venus pour passer du bon temps, à leur façon, ce qui implique quelques chahuts. Mais il y a chahut et chahut. On sait que le phénomène de groupe amène les individus à faire ce qu’il serait incapable de faire autrement. S’il vous est arrivé de voyager à proximité d’un groupe de rugbymen au retour de leur troisième mi-temps, vous saurez ce que je veux dire… Un leader pourra à tout moment faire basculer ce qui n’était au départ qu’un joyeux désordre, en un chaos indescriptible qui rendra le voyage avec eux à la limite du supportable. Fort heureusement cela ne se traduit que peu souvent par des dégâts matériels, des vols, des échanges d’injures et des coups.

Ce jour-là, on ne fut pas loin du pire même si l’on doit se réjouir qu’il n’y ait pas eu de blessés ni de vols. L’intervention rapide des autorités, alertées par téléphones portables, y est pour quelque chose. Les passagers lambdas qui ne participaient pas à la « fête », en furent bons pour la peur de leur vie, car, de toute évidence, ils craignirent pour leur intégrité physique, il était évidement hors de question de manifester sa réprobation… Des vitres furent brisées, des sièges endommagés, un contrôleur de la SNCF bousculé… l’intervention de forces de l’ordre qui stoppèrent le train à Mandelieu entraînât d’importants retards pour les autres trains mais évitèrent de plus graves incidents.

Le plus grave à notre avis furent les propos racistes proférés. Les jeunes gens abreuvèrent les passagers et les autorités de violents « Nique la France » et autres gracieusetés. Elles s’inscrivent dans la suite des sifflets à l’égard de la Marseillaise qu’on a entendus dans les stades de football, des inscriptions anti-françaises que l’on aperçoit taguées sur certains murs dans des quartiers dits difficiles… et ce, depuis une trentaine d’années.

Sur la centaine de perturbateurs, seuls quatre ont été appréhendé et répondront devant les juges aux accusations de « dégradations volontaires aggravées, d’outrages et d’injures à caractère raciste. » Que pensent de tout cela les parents de ces adolescents, bientôt jeunes adultes ? Ces débordements sont-ils excusables ? Ne méritent-ils pas des sanctions de la part des parents et de la société ? Ne font-ils pas partie du bilan calamiteux d’une politique de l’immigration et surtout de l’intégration qui ne date pas d’hier ?

Hier justement, le Ministre de l’immigration, Eric Besson, rappelait que la France est un des pays qui accueille le plus de réfugiés. Les défenseurs des Droits de l’homme sont en… droit de se féliciter. Encore faut-il que nous ayons du travail à donner aux émigrés et aux réfugiés que nous recevons chez nous, sinon l’intégration est quasi irréalisable. Une situation qui ne manque pas alors de provoquer des frustrations et encourage le ressentiment… de part et d’autre.

  • En 2008, ce sont plus de 11 400 étrangers qui ont reçu la protection de la France. Elle est aussi au premier rang européen et au troisième rang mondial des pays accueillant des demandeurs d’asile. Elle édite et diffuse à 40 000 exemplaires, traduit en 6 langues et distribué, notamment dans toutes les préfectures, le « Guide du demandeur d’asile ». France, where else !