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Mougins : les étoiles rayonnent, symboles de l’excellence et de la renommée...

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de 100 chefs parmi les meilleurs au monde.


- inauguration -

Cette 3ème édition était attendue au tournant. Elle n’a pas déçu sinon quelques aigris et ceux qui, durant les Journées du Patrimoine, s’attendaient à ce que les entrées soient gratuites…

Réunir 100 chefs dont un nombre impressionnant d’étoilés, c’était, il faut bien le dire, une gageure. On pouvait croire qu’ils allaient s’étriper, se fouetter, se tailler en pièces, s’écraser, se brouiller… Et bien pas du tout. Il règne une connivence de bon aloi entre les membres de cette auguste profession, qu’ils soient Français, Européens ou qu’ils viennent d’Asie ou des Amériques. Certes, travailler côte à côte, chacun présentant sa version de la cuisine contemporaine, tantôt traditionnelle tantôt révolutionnaire, ressemble bien à une confrontation. Nous avons pu juger sur place. Elle donna lieu à des rencontres pacifiques. Les plaisanteries allaient bon train. Les sourires s’allumaient volontiers. Les embrassades étaient joyeuses et assurément plus sincères que celles que nos « people » de la scène, politique y compris, dispensent à la ronde…

Le village escargot a décliné durant cette longue fin de semaine, sa stratégie gourmande, rue par rue, avenue par avenue, « Agora des Saveurs » en tête. Les artistes-cuisiniers se succédèrent derrière leurs fourneaux et de leurs tables de travail, démontrant avec simplicité toute la difficulté de leur tâche et la réalité de leur talent. Cent bénévoles au moins, un par chef, veillèrent à ce que nul papier gras ne traîne, ni autour des pianos de nos artistes, ni à proximité de l’Espace Vergé ou de celui de Christian Willer.

L’établissement du footeux Patrick Vieira, « Le Park », accueillit la soirée Pro, 1000 personnes environ. Parfaite mise en scène et pratiquement aucune bousculade autour des nombreux buffets, beaucoup plus de confort pour les participants que l’année dernière, jugèrent les habitués.

Les locaux de Mougins ont tiré leur épingle du jeu et montré leur savoir faire. Christophe Dié, Laurent Godano, Benoit Dargère, Christophe Ferré, ou Didier Chouteau et Francis Cardillac ont porté haut les couleurs de leur ville dans ce domaine où l’exigence est de rigueur, où la moindre erreur peut détruire une réputation. Ne parlons pas de Serge Gouloumès et d’Alain Llorca qui furent les chevilles ouvrières (preuve qu’elles n’enflent pas) de cet événement, mettant leur ego en sourdine et se rendant disponible pour faire de cet événement une réussite. En voisins, les Raimbault vinrent de Mandelieu apporter leurs touches personnelles et, eux aussi, faire office de « parrains » avec les nouveaux.

Quant à Marc Veyrat, simplement chapeau bas, maître… des cérémonies et de la convivialité !


- Serge Gouloumès au piano -

Aux Mouginois qui s’inquiétaient de l’existence d’une telle manifestation de prestige, coûteuse, cette 3ème édition a démontré tout l’intérêt de la chose. Couverture médiatique internationale, impact sur l’activité touristique, la ville-village prend, grâce à ses étoiles, toute sa place dans un contexte où chaque commune cherche une forme de valorisation qui lui soit propre. Depuis 1946, Cannes à son Festival du Film, Deauville a créé le sien en 1975 et d’autres et d’autres… pourquoi Mougins n’aurait pas son Festival de la gastronomie et du bon vivre ?

Mougins a fait ce choix, grâce à son maire, Richard Galy, qui a profité de la dynamique qui existait déjà sur sa commune. Il fut une époque pas si lointaine où il n’y avait pas moins de 7 étoiles dans la cité… Il y a fort à parier que dorénavant, le mot « gastronomie » soit indissociablement lier à sa ville.