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France : riches et pauvres

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Catégorie Les paradoxales

en sensible augmentation…

Il faut se réjouir qu’il y ait de plus en plus de riches en France. Et sans doute aussi qu’ils soient de plus en plus nombreux à payer l’Impôt de solidarité sur la fortune, la fameuse et tristement célèbre – pour les riches ou désignés comme tels – ISF.

Le Parisien titre sur les 584 000 Français qui sont assujettis à cette taxe, et met en avant les 6 % de plus qui, en 2008, y sont soumis. Le Point et Le Figaro préfèrent parler de la baisse des recettes, en léger recul : 25 millions € en moins tout de même. Les imposables ont certainement dû prendre la mesure de cette contrainte et engager, pour faire baisser la facture, de meilleurs conseillers fiscaux….

Impossible cependant de comptabiliser tous les Français qui préfèrent résider six mois et un jour par an, en Belgique, à Monaco ou en Suisse : à priori, ils sont riches et seraient soumis, en France - au pays de leur tendre enfance - à l’ISF. Solidarité, dis-moi quel est ton nom ?

Paradoxalement, il y a aussi un accroissement du nombre de Français qui sont sous le seuil de la pauvreté, estimé à un revenu de moins de 880 € par mois. Ils sont 13,2 % à être dans ce cas. Le Nouvel Observateur, Le Monde, L’Express et La Tribune… ont préféré parler de l’augmentation des pauvres que de celle des riches. C’est que le compte n’y est pas. D’un côté, des riches plus nombreux qui donnent moins, de l’autre, des millions de pauvres, misérables compris (ils seraient au total 7,9 millions), qui jonglent pour arriver à la fin du mois…

Mon père avait décidément raison : mieux vaut être riche, jeune, beau et en bonne santé que pauvre, vieux, laid et malade…

  • Concernant l’ISF, un lecteur nous indique que cette année 75% des investissements et des dons à des PME et des fondations étaient déductibles de l’ISF. Ainsi pour un ISF de 1.000€ : 1,333 € versés à une PME ou une fondation ne rapportait rien à l’Etat. Sans doute une des raisons de la diminution des recettes en plus des –30% de déduction sur la résidence principale.