Jean-Louis Bottigliero prend le relais,

après le Martinez à Cannes, il s'installe en Bourgogne.

Il a dirigé pendant cinq ans - main de fer et gant de velours - l’hôtel du Martinez, un des palaces de la Croisette les plus capés au monde. Épreuve décisive dans un parcours sans faute pour ce marseillais diplômé de l’Ecole Hôtelière de Nice. Il est de ceux qui laissent des souvenirs et des regrets aussi… A 33 ans, il était le type même de cette nouvelle génération de directeurs qui allie la maîtrise des nouvelles technologies et la tradition d’un accueil où le client est toujours roi.

Trop bon pour rester à Cannes ? Ce n’est peut-être pas la bonne manière de poser la question. Souvent, pour enrichir sa palette, il faut voir de nouveaux horizons, tenter de nouvelles expériences… Il faut aussi prendre des risques. Risques limités, car la Chaîne internationale des Relais & Châteaux ( 469 établissements) lui proposait, en 2002, un poste sur mesure, celui de Directeur Général Exécutif.

Nouvelle expérience, nouvelle réussite et le goût d'évoluer encore, de mettre en pratique ses connaissances dans un cadre plus intimiste, celui d'une hostellerie par exemple… Ceux et celles qui à Cannes l'ont approché, seront contents d'apprendre que Suzanne et Jean-Louis Bottigliero viennent d'acquérir l'Hostellerie de Levernois, en plein cœur de cette Bourgogne au passé si riche, où l'art de la table, du bien manger et du bien boire sont un souci constant.

Le cadre est magnifique, le parc est arboré de cèdres de Louisiane, de saules et de frênes qui se déploient sur quatre hectares traversés par une rivière. La demeure est lumineuse et se laisse bercer par le lent battement d'une roue à aube… A cette hostellerie quatre étoiles, ils ont adjoint, en décembre dernier, le tout proche Hôtel du Parc, un deux étoiles qui était fort opportunément à vendre. Rénové et décoré avec goût, il devrait ouvrir d'ici peu.

Quant à la cuisine, atout essentiel de ce nouveau défi, les Bottigliero ont choisi Vincent Maillard. Il avait fait ses classes à cette même adresse, avant de travailler, entre autre, à la Belle Otéro… à Cannes. A trente ans à peine, il peut se flatter d'avoir figuré parmi les plus jeunes chefs étoilés de France.

Les azuréens en vacances dans la région bourguignonne ne manqueront pas de visiter les quasi-châtelains, ne serait-ce que pour leur apporter un peu du soleil et de ciel bleu de la Méditerranée…et pourquoi pas, une bonne bouteille de Côte de Provence…

- mention : www.pariscotedazur.fr - février 2007 -
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