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Alpes-Maritimes : une politique des transports en commun se met en place.

Le coup de pouce du ticket à 1€.

Si l’on veut mettre en application quelques idées retenues par le Grenelle de l’environnement, il faut des gestes forts. La volonté politique du Conseil général des Alpes-Maritimes et de son président, Christian Estrosi, semble être exemplaire sur le dossier des transports en commun. Le ticket à 1 € est une des mesures qui peut changer les réflexes des automobilistes qui en ont marre des embouteillages, des amendes et des parkings payants…

Cette mesure hautement incitative permettra à l’usager dès le 1er janvier, de se rendre de Menton à Grasse et de Sophia-Antipolis à Nice, avec un seul ticket, même s’il est nécessaire d’effectuer un transfert… Un cadeau mais qui a un prix, car, pour ceux qui l’oublient trop facilement, il n’y a rien de gratuit en ce bas monde : à un endroit de la chaîne, quelqu’un paie… Généralement, le contribuable, c'est-à-dire tout un chacun.

Ceux qui en ont davantage conscience sont les élus, conseillers généraux en tête. Ce sont eux qui votent les subventions et qui voient la part du budget consacrée aux transports sans cesse augmenter. Mais, autre lieu commun, on n’a rien sans rien. Que veut-on ? Continuer la politique du tout automobile, du gaspillage d’énergie non renouvelable qui en résulte, des interminables bouchons, des parkings hors de prix ?

Certes, on va dépenser plus sur cette ligne budgétaire mais combien d’économies va-t-on réaliser par ailleurs ? Sans parler du confort qui en résultera pour les usagers se rendant sur leurs lieux de travail ou de loisirs ? Combien de millions de tonnes de carburants seront économisées ?

Des arguments qui n’ont pas encore convaincus tous les élus. Certains renâclent et Christian Estrosi a bien l’intention de mettre tout son poids pour les faire céder. Baisser les tarifs de 30% et plus si l’on prend en compte la possibilité des transferts gratuits, représente un manque à gagner. Il devrait être en partie compensé par une augmentation de la fréquentation. N’est-ce pas aussi le but espéré ?

Le maire de Mandelieu, Henry Leroy, un des vice-président de l’institution départementale s’était lui aussi inquiété des conséquences financières de cette décision sur les collectivités locales. Quant à Jacques Peyrat, le maire de Nice, fort du succès de « son tramway » - payé, rappelons-le, par les contribuables - parle d’un surcoût pour la communauté d’agglomération niçoise, la CANCA, de 13 millions d’€. Le président du Conseil général le chiffre, lui, autour de 6 millions dont la moitié venant des caisses départementales… remplies par les impôts.

Le ticket à 1 €, un petit pas pour une grande cause, la survie de notre espèce sur la planète terre.

Alain Dartigues

- mention : www.pariscotedazur.fr – décembre 2007 -
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