Paris Côte d'Azur

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Coup de chaud sur les centrales électriques françaises,

86 % d'entre elles sont nucléaires…

- le nucléaire en Europe, documents Les Verts -

Si les amateurs de bronzage se régalent et si les hôteliers de la Côte d'Azur se frottent les mains, les records de chaleurs ont leurs effets collatéraux. A l'heure où la demande d'électricité augmente, les besoins en eau de refroidissement des centrales le font à la même vitesse que notre pépie…Or, cette eau captée atteint déjà une température exceptionnellement élevée.Ensuite, l'eau qui n'est pas partie en fumée est ensuite rejetée dans les fleuves, encore plus chaude. Cela n'est pas, on le devine, au plus grand bénéfice de la faune et de la flore.

Il existe un règlement censé imposer des limites à la consommation d'eau des centrales nucléaires, aux températures de prise et de rejet d'eau de refroidissement. Mais, un règlement est fait pour être amender, n'est-ce pas…Le gouvernement a donc décidé d'autoriser les centrales électriques à dépasser les normes retenues. Il donne même carte blanche à EDF pour juger de l'importance de ces dépassements.

Principes de réalité obligent. Nous sommes un pays moderne, l'industrie du tourisme pèse de tout son poids économique et notre confort et celui de nos aînés doit être aussi pris en considération…

Nous arrive dans le même temps l'information qu'EDF a été contrainte d'acheter à l'étranger de l'électricité. Si nous rapprochons cette info des délestages qui ont eu lieu à Nice et des coupures de courants constatées à Cannes, ils ne seraient ainsi pas dues à un problème de transport de l'électricité mais à un problème de production…

lire l'article : les coupures d'électricité à Nice

Notre consommation d'électricité augmente dès que le thermomètre monte, car notre seule réplique à cette chaleur étouffante c'est de s'équiper en climatiseurs, grands consommateurs d'énergie. Depuis de milliers d'années des peuples ont bien vécu et vivent encore dans des conditions climatiques difficiles. C'est le moment de les observer un peu mieux et de trouver d'autres façons de réagir. Le changement climatique est dû à l'effet de serre dont nous sommes largement les responsables et notre réponse risque pour l'instant d'accentuer un peu plus son ampleur. C'est le chien qui se mort la queue !

-mention : www.pariscotedazur.fr - juillet 2006 -