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Petites pensées 4

Pour aider à vivre.

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Catégorie pour aider à vivre

-Gardons-nous de plaisanter hors de propos : rien n'est plus dangereux, parfois, qu'une plaisanterie mal comprise.

-La plupart de nos souffrances ayant pour cause nos erreurs, le sage s'efforce d'éviter le plus possible de souffrance en évitant le plus possible d'erreurs.

-Dans un monde où nul ne peut se flatter d'éviter toute souffrance, il importe d'apprendre à souffrir.

-La violence est une affreuse nécessité. Elle est souvent au service de l'injustice et de l'oppression, mais la justice ne peut guère s'en passer.

-Si la différence de bonheur était chez les humains, en raison de leurs différences de situation et de fortune, ce serait trop merveilleux pour les uns et trop affreux pour les autres.

-On est orgueilleux le plus souvent par nature et par un sentiment exagéré de supériorité : on est vaniteux par sottise.

-La peur est le pire des obstacles au bonheur, la peur est le pire des dangers.

-Etre courageux, ce n'est pas ignorer la peur, c'est la maîtriser.

-Le courage ne nous empêche pas d'avoir peur, il nous empêche de devenir lâche.

-Evitons que les déceptions ne nous aigrissent ; faisons plutôt en sorte qu'elles nous aguerrissent.

-Il ne faut pas vivre dans le passé, il ne faut pas vivre sans passé.

-Le timide pense trop à ce qu'on pense de lui.

-A partir d'un même événement, d'un même objet, notre opinion et nos réactions ne sont pas du tout les mêmes selon notre humeur, l'état d'esprit qui sont les nôtres et qui changent souvent.

-Il ne faut pas demander de l'intelligence à celui qui n'a pas d'esprit, ni des sentiments à celui qui n'a pas de cœur.

-Les hommes d'actions, les artistes soufrent souvent d'une sorte de chagrin : celui de faire trop peu, par rapport à ce qu'ils s'efforcent de faire.

-Il existe de grandes et de nombreuses différences entre les humains : elles ne portent pas tant sur leur valeur physique ou intellectuelle que sur leur sensibilité.

-Méfions-nous de l'occasion : nous croyons la saisir et c'est elle qui nous saisit.

-De bien savoir que le temps passe doit nous aider à mieux savourer les instants de bonheur, à mieux supporter les moments de malheur. -La timidité n'est pas de l'humilité ; elle a le plus souvent pour origine une excessive fierté contrariée par une sorte de pudeur. Le timide est un orgueilleux qui n'ose pas le laisser apparaître.

-Il est bon d'aimer la difficulté mais il fait savoir où s'arrête le difficile et où commence l'impossible.

-Le goût du risque ne doit pas exclure tout à fait l'observation de quelques utiles précautions. La bravoure n'interdit pas une certaine prudence.

-Une homme est faible, fort, audacieux, timide, orgueilleux, humble, énergique, paresseux, bavard, taciturne, malin, naïf, calme, vicieux, sage, four, stupide, bienveillant, méchant, ardent, froid…, qu'est-ce qu'un homme n'est-ce pas ? Qu'est-ce du moins qu'il ne puisse être ? Mais d'ailleurs, est-il un seul de ces adjectifs qui lui convienne tout à fait, qui le désigne entièrement ? Il est un peu de tout cela, fait de telle façon qu'on ne pourra jamais le définir par un seul de ces adjectifs, ni même par plusieurs termes. C'est un animal complexe qui se refuse à la définition.

-Etre ou ne pas être ? Ce n'est pas là le drame, mais plutôt : être et ne plus être.

-La liberté consiste par-dessus tout à choisir.

-La liberté nous oblige autant qu'elle nous libère.

-En faisant si volontiers rimer toujours avec amour, les poètes vulgaires ou plutôt les vulgaires rimeurs, n'ont pas cesser de propager le mythe des amours éternelles. Il correspond d'ailleurs, à une aspiration si profonde et si répandue, qu'aucune démonstration du contraire ne la chasse des esprits. Et chacun, chaque fois qu'il aime, croit de tout son cœur qu'il ne cessera pas d'aimer !

-L'amour existe sans doute, comme existent le bonheur, la liberté, la justice. Notre erreur consiste à donner à ces mots un sens absolu, d'en faire des entités et de fonder sur eux beaucoup plus qu'il ne convient. Or, nous sommes parfois amoureux, parfois heureux, parfois libres, mais nul ne peut prétendre aimer toujours, ne connaître que le bonheur, être libre pleinement.

-Un homme vit dans le présent avec tout ce qui lui vient du passé et tout ce qu'il attend de l'avenir. Sans le passé, il ne serait rien – et surtout sans le souvenir qu'il en a – et son présent ne serait que l'infime intervalle qui sépare le moment qui s'écoule du moment qui vient.

-Un homme doit assurément beaucoup à sa faculté de concevoir le futur, ou du moins, de l'envisager, mais c'est dans le passé qu'il puise tout son trésor, grâce à cette mémoire qui lui permet, non seulement, de former sa connaissance, mais de revivre sa propre existence. Qu'est-ce en effet qu'un souvenir, sinon cette mystérieuse impression de revenir en arrière, dans son propre passé ?