Paris Côte d'Azur

Magazine d'informations et de commentaires

Politiquement vôtre, 722

du juge Halphen à Bernard Tapie en passant par Alain Madelin...

  • Le statut spécifique dont jouit Jacques Chirac en tant que président de la République en exercice rend pratiquement impossible sa comparution devant la justice ordinaire, la Haute Cour n’intervenant que pour des motifs gravissimes. On peut s’interroger sur le refus du président de répondre à l’invitation du juge Halphen à comparaître comme témoin. Le président Clinton et sa femme, finalement, répondirent aux injonctions de la justice de leur pays. N’est-ce pas la démocratie qui en sort grandi ? C’est en tout cas ce qu’à l’air de penser un de nos autres présidents, V. Giscard d’Estaing qui n’oublie jamais ses amis. Pour ce qui est de F. Mitterrand, il devra le faire convoquer par le tribunal de l’histoire.
  • Jacques Peyrat, le maire de Nice, jette le chaud et le froid. En invitant d’abord les abstentionnistes « à se taire pendant les six prochaines années », pour un peu plus tard, interpeller en Conseil les élus, affirmant qu’il écouterait « la voix du peuple qui a grondé » ainsi que ceux qui se sont abstenus. La solution nous vient peut-être de Belgique où le vote est une obligation, s’en abstenir entraînant des sanctions.
  • Alain Madelin veut interdire aux grandes entreprises le droit de licencier. Quand un ultra libéral convaincu défend les ouvriers, c’est qu’on approche d’échéances électorales. C’est sûr, il y a davantage d’employés qui votent que de patrons. Vous avez dit présidentielles ?
  • Tous les services de la communication n’ont pas encore adopté le réflexe Internet. Ni à Cannes, au Cannet ou à Nice on est en mesure d’envoyer du courrier électronique. Mais, renseignements pris, ce n’est plus question que de semaines. A Cannes où le nouveau maire, Bernard Brochand, a découvert un éparpillement des compétences, la centralisation de la communication est à l’ordre du jour. Au Cannet, Patrick Tambay, un passionné des NTIC, se fera fort de remédier aux mêmes constatations.
  • La Roquette-sur-Siagne. Les résultats de l’audit commandé par la nouvelle équipe municipale sous la houlette de M. Daon, ont fait l’effet d’une douche froide. L’expert, Michel Bonetto, a évalué à environ 6 millions de francs « l’effort de recettes nouvelles et d’économies » nécessaires au financement complet des dépenses obligatoires et ce, sans possibilité d’investissement supplémentaire. Son étude met en évidence « la dégradation exceptionnelle de la situation de La Roquette entre 1995 et 2001 ». Refusant de faire porter aux contribuables la responsabilité d’une spectaculaire augmentation des impôts, de l’ordre de 40 à 50 %, couplée avec à une politique drastique d’économies d’environ 1 million de francs, le conseil a opté pour la mise sous tutelle de la commune. Ce sera ainsi au Préfet de gérer les finances, en bon père de famille, comme il cela aurait pu et dû être fait précédemment.
  • On n’aime ou on n’aime pas le style Roger Duhalde, mais il est efficace et percutant. A la veille de son départ, il s'est permis de jouer contre son camp et fait élire un homme de gauche, A. Aschieri, empêchant la RPR Michèle Tabarot d’être député. Il a parrainé le nouveau maire, Richard Galy ainsi que la nouvelle conseillère générale de Mougins, M. Laurière. Revenant sur ses douze années à la présidence du Symisa, R. Dualde accuse la CCI de ne pas avoir fait son travail en matière de développement économique sur le site de Sophia. Le Préfet en prend aussi pour son grade qui n’a pas réuni depuis plus d’un an le comité stratégique de la charte de relance. C’est ce qu’on appelle un départ en trompette !
  • En reprenant du service à l’O.M, Bernard Tapie a fait un grand pas vers la conquête de la mairie de Marseille. Quant à l’exemple qu’il donne à nos jeunes…c’est une affaire d’appréciation. Les esprits chagrins diront que c’est un peu tôt pour se refaire une virginité. Les esprits malins préféreront mettre en évidence le fait qu’il ait payé ( quoique pas encore complètement). D’autres feront référence à R. Kipling, car Tapie est de ceux, rares, qui peuvent « rencontrer Triomphe après Défaite et regarder ces deux menteurs d’un même front »…
- mention : www.pariscotedazur.fr - mai 2001 -